Le parti politique Engagement pour le Congo (ECO) a exprimé son soutien à l'initiative du président de la République, Félix Tshisekedi, de convoquer un dialogue national inclusif, comme annoncé à l'issue de sa rencontre avec les responsables des confessions religieuses.
Dans une déclaration politique publiée jeudi 23 juillet à Kinshasa et signée par son président national, le député national, Jean-Claude Masangu Mulongo, cette formation, membre de l'Union sacrée de la Nation, de la plateforme PEP-AAAP et du regroupement Alliance et actions pour l'État de droit (AE), estime que cette démarche constitue une opportunité pour consolider la paix et l'unité nationale.
« Ce dialogue est une occasion pour les parties prenantes de s'efforcer de rétablir, à travers des échanges honnêtes et sincères, la paix, la réconciliation, l'unité et la cohésion nationales. Ce dialogue n'est ni un tribunal, ni une amnistie. Il ne saurait être un espace de blanchiment pour ceux qui ont trahi la Nation. Il doit être fondé sur la vérité, la justice, la responsabilité et l'amour de la patrie », indique la déclaration.
La formation politique chère à l'ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) affirme également que le dialogue national constitue « un pilier de la mobilisation intérieure ». Selon elle, il vient renforcer les efforts diplomatiques, médiatiques, militaires et sécuritaires déjà engagés par le chef de l'État pour défendre l'intégrité du territoire national.
Dans le même registre, le parti condamne « avec la dernière énergie » l'occupation d'une partie du territoire national par l'armée rwandaise et ses supplétifs de l'AFC/M23, ainsi que les massacres des populations civiles qui s'ensuivent. Le parti ECO exhorte la communauté internationale, l'Union africaine, les Nations unies et les États-Unis d'Amérique à renforcer les sanctions contre le Rwanda et à exiger le retrait immédiat et sans condition de ses troupes du sol congolais.
La formation politique de l'élu de la circonscription électorale de Malemba Nkulu dans la province de Haut-Lomami réaffirme « son soutien indéfectible aux FARDC, à la Police nationale congolaise et aux patriotes Wazalendo qui se battent pour la patrie ». Elle recommande également que ce dialogue débouche sur « des actes concrets, notamment la création d'un front national contre l'agression rwandaise et le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national ».
L'appel au dialogue national intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo, où les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l'AFC/M23, soutenus par le Rwanda, continuent d'alimenter les tensions.
Parallèlement à cette crise, le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution continue de susciter des tensions politiques. L'opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la Constitution afin de permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle des deux mandats. Des accusations que le pouvoir rejette, affirmant que toute réflexion sur une réforme institutionnelle vise avant tout à renforcer la gouvernance et l'efficacité de l'État.
Clément MUAMBA