Dialogue en RDC : les confessions religieuses appellent majorité et opposition à s’engager pour la restauration de la paix

Les confessions religieuses après rencontre avec Félix Tshisekedi
Les confessions religieuses après la rencontre avec Félix Tshisekedi

Après que le président de la République a levé l'option d’engager un dialogue national inclusif lors d’une rencontre tenue ce vendredi 17 juillet à Kinshasa avec les représentants des confessions religieuses, ces derniers ont exhorté la majorité au pouvoir et l’opposition à soutenir cette démarche dans l’espoir de rétablir la paix.

« Dès lors que cette option est levée d’aller à un dialogue inclusif entre fils et filles du Congo, c’est à nous tous, ceux qui sont au pouvoir, tout comme dans l’opposition, de nous inscrire dans cette dynamique pour que cette initiative puisse aller de l’avant, porter des fruits pour que tous les fils et filles du Congo puisent vivre, enfin, en paix, dès lors que le motif d’agression de notre sera aussi enlevé », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo.

La Conférence nationale épiscopale du Congo (CENCO), l’Église du Christ au Congo (ECC), l’Église de Réveil au Congo (ERC) et la représentation de l'islam ont accepté d’accompagner le président de la République pour la réussite de ce dialogue. Les détails seront précisés « chemin faisant », et la feuille de route sera rendue publique sous peu, selon les sources d’ACTUALITE.CD.

Au cours de son traditionnel échange des vœux avec les diplomates accrédités à Kinshasa, fin janvier dernier, le président de la République avait déjà accepté la tenue d’un dialogue national inclusif. Il avait  à cette, par contre, exclu toute participation des rebelles de l’AFC-M23. Félix Tshisekedi avait également martelé que cadre soit organisé à Kinshasa, par le gouvernement, sans que cette initiative remette en cause les institutions issues des élections. Ces conditions ont été alors rejetées par l’opposition, qui estimait dangereux d’écarter les rebelles qui sont, dans ce contexte, le nez de la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Lors de sa conférence de presse du mois de mai dernier, Tshisekedi avait déclaré que ce n’est pas le dialogue qui convaincrait les troupes rwandaises de quitter le sol congolais.

Malgré cette nouvelle annonce d’organisation de dialogue, les opposants, réunis au sein de la C64, ont maintenu leur marche pacifique du 22 juillet prochain à travers le pays, avec pour objectif d’exiger la démission du président de la République « pour trahison de son serment constitutionnel », ce, après sa volonté affichée de changer de la constitution de 2006.

Samyr LUKOMBO