Alors que la coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a reporté sa marche, initialement prévue ce mercredi 8, au 22 juillet prochain en raison de l’invitation de consultation envoyée à ses leaders par le président Burundais et président en exercice de l’Union Africaine, Evariste Ndayishimiye, Kinshasa se prépare à l’encadrement de cet événement qui s’annonce.
A l’issue d’une réunion tenue dimanche autour du vice-premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, avec les services de sécurité, élargie à la ville de Kinshasa, le gouvernement a rassuré qu’il va encadrer la manifestation « dans un esprit républicain et démocratique », en prohibant « tout acte portant les germes de la subversion ».
« Les forces de défense et de sécurité seront là pour préserver la quiétude dans la ville de Kinshasa. Nous profitons de l’occasion pour rassurer l’opinion tant nationale qu’internationale que, tout en accompagnant, dans un esprit républicain et démocratique, les manifestations, mais nous voulons aussi rassurer que tout doit se faire dans les normes établies, selon les lois et les règlements de la République, en assurant aussi la liberté aux paisibles citoyens qui veulent vaquer à d’autres choses », a rapporté Daniel Bumba, gouverneur de la ville de Kinshasa.
Cette manifestation, qui se veut nationale, se voit déjà interdite dans certaines villes du pays, notamment à Kolwezi et Lubumbashi dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. Appelée pour pousser le président de la République au respect de la constitution de 2006, la marche du 22 juillet aura pour point de chute, à Kinshasa, le palais de la nation, où un sit-in sera organisé, avec en point d’orgue, la remise d’un mémorandum à l’intention de Félix Tshisekedi.
Samyr LUKOMBO