L'ancien ministre délégué en charge des Anciens combattants et cadre de l'UDPS, Sylvain Mutombo, estime que l'organisation d'un éventuel référendum sur une nouvelle Constitution ne devrait intervenir qu'après la reconquête, par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), des villes actuellement sous occupation de l'armée rwandaise.
Intervenant lors d'une tribune organisée sur la RTNC 2 à l'occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'accession de la RDC à l'indépendance, Sylvain Mutombo a souligné que la restauration de l'intégrité territoriale du pays constitue une priorité avant toute consultation populaire sur la réforme constitutionnelle.
« Le référendum doit être organisé après la récupération des villes occupées par l'armée rwandaise », a-t-il soutenu, estimant qu'une telle démarche permettrait aux Congolais de se prononcer dans un contexte plus apaisé et favorable à un débat national.
Le cadre de l'UDPS a également insisté sur la nécessité d'aborder la question du changement de la Constitution dans le strict respect des principes démocratiques. Il a plaidé pour un débat ouvert, inclusif et apaisé, fondé sur le respect des opinions de tous les acteurs politiques et sociaux.
Profitant de cette tribune, Sylvain Mutombo a dressé un bilan qu'il juge positif de la gouvernance du président Félix Tshisekedi. Il a notamment cité les efforts consentis dans le renforcement de l'armée, les avancées dans le secteur de l'éducation, la construction et la réhabilitation des infrastructures ainsi que la stabilité du taux de change, qu'il considère comme des indicateurs du développement en cours en République démocratique du Congo.
Au cours de cette même activité, les chefs coutumiers, les responsables des mouvements religieux et plusieurs associations spirituelles réunis au sein de l'Association Bena Kongo ont rendu publique une déclaration exprimant leur soutien à l'élaboration d'une nouvelle Constitution.
Dans leur mémorandum remis à Sylvain Mutombo, ces autorités coutumières et spirituelles proposent notamment une réforme du Sénat afin qu'il devienne une chambre composée majoritairement de chefs coutumiers, de gardiens des terres ancestrales et de représentants des mouvements spirituels congolais.
Cette déclaration a été lue lors de la tribune organisée le 30 juin sur la RTNC 2, une rencontre qui a réuni plusieurs autorités traditionnelles et responsables de mouvements spirituels autour des réflexions sur l'avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.