Deux personnes ont été tuées, quatre autres enlevées et plusieurs biens détruits lors d'une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF dans le village de Makwangi, situé dans le groupement Bayaku, en chefferie des Babila-Bakwanga, territoire de Mambasa, en province de l'Ituri.
L'alerte a été donnée ce dimanche 7 juin 2026 par l'Organisation non gouvernementale de défense des droits humains Protection Plus, qui dénonce une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie de l'Ituri.
Selon le bilan provisoire communiqué par cette organisation, les assaillants ont tué deux personnes, dont un habitant du village et un élément des forces de défense. Quatre personnes ont également été enlevées au cours de l'attaque, parmi lesquelles trois femmes et un homme.
Les rebelles ont par ailleurs incendié une maison d'habitation et procédé au pillage de trois boutiques avant de se retirer de la zone.
Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, Protection Plus condamne fermement cette attaque qu'elle qualifie de nouvelle violation grave des droits humains et du droit à la sécurité des populations civiles.
"Ces actes barbares illustrent une fois de plus la gravité extrême de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, où les populations civiles continuent de payer le prix fort de l'insécurité", dénonce l'organisation.
Face à cette énième incursion meurtrière, l'ONG appelle les autorités congolaises à renforcer les opérations militaires dans les zones affectées et à mettre en place des mesures plus efficaces pour protéger les populations exposées aux violences des groupes armés.
Protection Plus exige notamment l'éradication urgente du phénomène ADF dans le territoire de Mambasa et ses environs, estimant que les habitants ne peuvent plus continuer à vivre sous la menace permanente des attaques, enlèvements et assassinats.
"La population ne peut plus continuer à vivre dans la peur, les enlèvements et les massacres. Il est temps d'agir avec fermeté et efficacité", a déclaré Me John Vuleveryo Musombolwa, facilitateur et défenseur des droits humains au sein de l'organisation.
Cette nouvelle attaque intervient alors que plusieurs localités du territoire de Mambasa restent confrontées à l'activisme des groupes armés, malgré les opérations militaires menées par les forces de sécurité dans la région.
Au moment de la publication de cet article, aucune communication officielle des autorités militaires n'était encore disponible concernant cette attaque et le bilan avancé par les acteurs de la société civile.
Freddy UPAR, à Bunia