Alors que les discussions autour d'un éventuel référendum occupent de plus en plus l'espace public en République démocratique du Congo, des voix s'élèvent pour réclamer une participation accrue des femmes aux débats qui engagent l'avenir du pays. À Kinshasa, l'initiatrice de la plateforme « Coup de gueule de la femme » a plaidé, mercredi 3 juin, pour une présence plus active des femmes dans les espaces de réflexion et de décision.
Lors d'une tribune d'échanges, Kikina Mungul Diaka a estimé que l'absence des femmes dans les débats de société risque de fragiliser les avancées obtenues au fil des années en matière de droits, de représentation et de leadership féminin.
Selon elle, les discussions portant sur d'éventuelles réformes institutionnelles ne devraient pas se limiter aux acteurs politiques ou aux experts, mais intégrer davantage les préoccupations des femmes, directement concernées par les orientations qui pourraient être prises.
Elle a rappelé que plusieurs acquis enregistrés ces dernières années, notamment dans les domaines de l'éducation, de la participation à la vie publique, de l'autonomisation économique et de la lutte contre les violences basées sur le genre, sont le résultat de longues mobilisations et ne sauraient être considérés comme définitivement acquis.
Pour cette actrice de la société civile, l'enjeu pour les femmes n'est pas seulement de prendre position pour ou contre une réforme, mais surtout de s'informer, de comprendre les implications des débats en cours et d'y faire entendre leurs préoccupations.
Elle a également insisté sur la nécessité de veiller à ce que les futures orientations politiques et institutionnelles renforcent les mécanismes de protection des droits des femmes et offrent davantage d'opportunités aux jeunes générations.