Ejiba réplique aux critiques de Fayulu : « Dieu lui montrera que ce n’est pas une bêtise »

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Evariste Ejiba Yamampia

Ce dimanche 7 juin, l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia a pris la parole devant ses fidèles pour répondre aux propos de l’opposant Martin Fayulu. Plus d’une semaine auparavant, lors d’un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera, ce dernier avait qualifié de « bêtise » le célèbre « Ainsi dit l’Éternel » invoqué par le prélat pour défendre le projet de changement de la Constitution.

Dans sa prédication, le pasteur de l’Église de Réveil du Congo (ERC), sans citer nommément Martin Fayulu, a rejeté les critiques du leader de la coalition Lamuka. Il s’est dit convaincu que Dieu lui-même démontrera à son détracteur le bien-fondé de sa position dans le débat sur la révision de la loi fondamentale.

« Il y a même un homme politique qui dit qu’Ejiba ne doit pas mélanger Dieu à des bêtises. Si c’est une bêtise, Dieu lui montrera qu’il n’en est rien », a-t-il déclaré, en joignant le geste à la parole.

L’archevêque soutient que son engagement en faveur du changement de la Constitution repose sur « plusieurs Ainsi dit l’Éternel ». Il insiste également sur la nécessité de préserver la place de Dieu dans la gestion de la cité afin de ne pas laisser le champ libre au « diable ».

« Que personne ne vous trompe. Sortir Dieu de la politique, c’est laisser entrer le diable. Dieu intervient dans la politique à travers ses serviteurs et ceux qui portent la lumière de l’Évangile », a-t-il affirmé.

Pour Martin Fayulu, l’argumentaire théologique développé par Ejiba Yamapia ne résiste toutefois pas à l’analyse. L’opposant rappelle que l’article 217 de la Constitution, souvent cité par le pasteur parmi les dispositions justifiant un changement du texte fondamental, figurait déjà dans la Constitution de 1967, bien avant les accords entre belligérants conclus en 2002, que certains partisans de la révision présentent comme l’une des sources du texte actuel.

« Est-ce que l’Éternel a inspiré des bêtises comme ça à quelqu’un ? », avait-il ironisé, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la foi au service d’un agenda politique.

Samyr Lukombo