SNEL : syndicats et conseil d’administration apaisent les tensions autour du projet de libéralisation

Délégation syndicale et PCA SNEL
La délégation syndicale et PCA de la SNEL

À Kinshasa, la tension est retombée au sein de la Société nationale d’électricité (SNEL). Réunis le vendredi 17 avril, les représentants de la délégation syndicale et le président du conseil d’administration (PCA) ont convenu de mettre un terme aux divergences qui les opposaient depuis quelque temps.

À l’origine de ces frictions figuraient des déclarations du PCA, Badibanga Luc, évoquant une possible libéralisation partielle de certaines activités de l’entreprise publique. Une orientation accueillie avec réserve par les syndicats, qui y voyaient un risque pour l’équilibre interne de la société.

Les échanges de cette rencontre ont toutefois permis de dissiper les malentendus. « Il s’agissait essentiellement d’une incompréhension liée à sa communication, ce qui a créé des remous », a expliqué Patient Lushimbo Kasongo, rapporteur de la délégation syndicale, à l’issue des discussions. Selon lui, les clarifications apportées par le PCA ont contribué à apaiser les tensions.

Dans la vision de Badibanga Luc, la SNEL serait appelée à se recentrer sur ses missions de production et de distribution de l’électricité, tandis que la commercialisation pourrait être confiée à des opérateurs privés. Une réorganisation qui s’inscrit dans une logique de réforme du secteur, mais dont les contours restent à définir.

Les deux parties ont ainsi convenu d’engager un travail conjoint afin d’évaluer la faisabilité de cette orientation, d’en mesurer les implications et d’identifier les options compatibles avec les intérêts de l’entreprise.

Cette séquence illustre une volonté partagée de privilégier le dialogue, dans un contexte où la réforme des entreprises publiques demeure un enjeu sensible en République démocratique du Congo.

César Olombo