À Walikale, dans la province du Nord-Kivu, le retour des populations déplacées se poursuit progressivement dans la localité de Banakindi, en groupement Kisimba, dans le secteur des Wanianga.
Selon les autorités locales, qui ont mené une mission d’évaluation de cinq jours, plusieurs villages sont concernés par ce mouvement de retour. Il s’agit notamment de Buray, Katobi, Mera, Mpety, Minjenje, Kiriba et Buhaya.
Au total, 300 ménages ont déjà regagné leurs milieux d’origine. Le village de Mpety enregistre le plus grand nombre avec 135 ménages, suivi de Minjenje avec 76 ménages. Viennent ensuite Buhaya avec 26 ménages, Buray avec 24, Kiriba avec 20 et Katobi avec 19 ménages.
Malgré ce retour encourageant, les conditions de vie restent extrêmement précaires. Les infrastructures de base ont été en grande partie détruites et les capacités d’accueil sont très limitées.
Parmi les besoins les plus urgents figurent l’accès aux soins de santé. Plusieurs villages ne disposent d’aucune structure sanitaire fonctionnelle, ce qui expose les populations à de graves risques.
Les retournés manquent également de nourriture, de vêtements et d’articles de première nécessité. L’accès à l’eau potable demeure insuffisant, augmentant les risques de maladies hydriques.
Autre défi majeur : la destruction des infrastructures, notamment les ponts Luholu et Bihendu, dont la réhabilitation est essentielle pour faciliter la circulation et l’acheminement de l’aide humanitaire.
Des nombreux ménages vivent aussi sans abri, leurs habitations ayant été incendiées.
Sur le plan économique, les besoins sont tout aussi importants. La construction du marché de Mpety et l’appui à l’agriculture sont jugés indispensables pour relancer les activités et renforcer la sécurité alimentaire.
Enfin, la réhabilitation du bureau administratif de la localité Banakindi est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement de l’administration locale.
Face à cette situation, les communautés lancent un appel urgent aux autorités et aux partenaires humanitaires pour une assistance rapide et coordonnée.
Sans intervention, préviennent-elles, ce retour pourrait rapidement se transformer en une nouvelle crise humanitaire.