l’aider à acheter des produits essentiels pour sa famille. © PAM/Benjamin Anguandia
La Belgique, le Danemark, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique, en tant que membres du Groupe de contact international pour les Grands Lacs (GCI), présidé par la Suède, se sont exprimés sur la situation sécuritaire préoccupante et tendue dans l’Est de la République démocratique du Congo, marquée par la poursuite des hostilités et des violences opposant la rébellion de l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda, aux forces gouvernementales.
Dans leur déclaration conjointe rendue publique jeudi 5 mars 2026, le Groupe de contact international (GCI) appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en matière de droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave afin de permettre l’acheminement d’une aide essentielle aux personnes dans le besoin. Selon eux, ils se disent prêts à soutenir ces efforts.
"Nous saluons les avancées positives, telles que les engagements pris par les gouvernements et les acteurs de la région pour améliorer et faciliter l’accès humanitaire, notamment suite à la visite du commissaire européen Lahbib ; la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi ; et l’utilisation de l’aéroport de Goma lors de la récente visite à Goma du chef intérimaire de la MONUSCO et représentant spécial du Secrétaire général, M. van de Perre, ce qui devrait permettre la réouverture durable de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires", ont-ils fait savoir dans leur déclaration.
Dans le même document, le Groupe de contact international pour les Grands Lacs (GCI) appelle en outre les parties à cesser toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment contre les minorités rwandophones, ainsi que toute autre action qui met gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale.
Cette évolution de la situation sur le terrain intervient à la suite de la tournée de la commissaire européenne chargée de la préparation et de la gestion des crises ainsi que de l’égalité, Hadja Lahbib. Elle a bouclé sa mission humanitaire dans la région des Grands Lacs à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, où elle a été reçue, vendredi 20 février, par les dirigeants de la rébellion, conduits par leur coordonnateur politique, Corneille Nangaa.
À l’issue de ces échanges, la commissaire européenne avait rappelé avoir été mandatée par les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres de l’Union européenne pour se rendre dans la région des Grands Lacs, en vue d’établir un rapport sur la situation humanitaire, qui s’est considérablement dégradée ces derniers mois. Après ses déplacements à Kinshasa, Bujumbura, Kigali et, plus récemment, à Goma, Hadja Lahbib a délivré un message constant : appeler au respect strict du droit international humanitaire par toutes les parties prenantes au conflit.
Selon l’ancienne cheffe de la diplomatie belge, la situation humanitaire demeure catastrophique. Elle a également indiqué avoir reçu des engagements de la part des différentes parties impliquées et a exprimé l’espoir que cette mission produira des résultats concrets au bénéfice des populations civiles.
Clément MUAMBA