Le représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam, a achevé sa troisième mission en Angola, où il a échangé avec les plus hautes autorités du pays sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et sur les efforts régionaux en faveur d’une solution politique au conflit.
Selon un communiqué de la délégation de l’UE à Luanda, M. Borgstam a été reçu notamment par le président angolais João Lourenço, ainsi que par les ministres angolais des Affaires étrangères, de la Défense et des Transports. Les discussions ont porté sur le rôle de l’Angola dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs et sur son engagement en faveur d’un dialogue politique inclusif en RDC.
L’Union européenne a réitéré son appel à une désescalade immédiate dans l’est de la RDC, à un cessez-le-feu effectif et durable, ainsi qu’à la fin de tout soutien aux groupes armés. Bruxelles a également rappelé la nécessité de mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, des accords de Washington et du cadre de Doha, notamment le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, la fin du soutien au M23 et la neutralisation des FDLR.
Au cours de cette mission, M. Borgstam a également présidé la délégation de l’UE lors de la réunion inaugurale de coordination du corridor de Lobito, tenue le 5 février à Luanda à la demande des gouvernements de l’Angola, de la RDC et de la Zambie. Cette réunion a rassemblé des responsables politiques des trois pays ainsi que des partenaires internationaux, afin de renforcer la coordination autour de ce projet d’infrastructure stratégique.
Considéré comme l’un des projets phares de la stratégie européenne « Global Gateway », le corridor de Lobito vise à relier les régions enclavées de l’Angola, de la RDC et de la Zambie à travers une liaison ferroviaire transcontinentale à accès ouvert, ancrée au port angolais de Lobito. L’UE indique que les investissements mobilisés par l’initiative « Team Europe » pour ce corridor dépassent deux milliards d’euros.
À l’issue de la réunion, Johan Borgstam a salué les progrès réalisés dans la coordination des partenaires régionaux et internationaux, soulignant le potentiel économique et social du corridor, destiné à attirer des investissements privés, créer des emplois et stimuler le commerce régional.