Rappel du porte-parole Ngemba à Kinshasa: "On ne doit pas décourager ceux qui dénoncent" (Société civile)

Capitaine Anthony Mualushayi
Capitaine Anthony Mualushayi

« Cette main noire que nous recherchons depuis 2022, nous estimons que c’est la même main noire qui influence pour que l’armée soit découragée dans son action, et que le porte-parole de l’opération, qui a eu le courage de mettre sur la place publique les rouages du rapport, puisse être rappelé à Kinshasa », a réagi le président du Cadre de concertation de la société civile du Kwilu, au sujet du rappel à Kinshasa du porte-parole de l’opération Ngemba.

Placide Mukwa exige la poursuite des enquêtes de l’armée sur l’activisme de la milice Mobondo. Pour lui, ce rapport devra être « étoffé et publié ». Il exige des poursuites judiciaires contre tous ceux qui seront cités.

« On ne doit pas décourager ceux qui dénoncent. Je crois que les bourreaux, ce sont les miliciens et leurs commanditaires qu’on doit poursuivre », a-t-il déclaré.

Il invite la justice à se saisir du dossier pour « traquer les bourreaux afin que la population vive en paix. Au cas contraire, c’est la jungle ».

« Nous croyons en la justice de notre pays, et nous savons qu’elle va se saisir du dossier pour traquer à la fois la main noire et les miliciens qui sont capturés. Pour aucune raison au monde, quelqu’un qui dénonce ne doit être arrêté. On doit laisser ce capitaine revenir, reprendre ses fonctions et continuer à traquer les miliciens », a ajouté Placide Mukwa.

La société civile du Kwilu a exprimé son soutien aux opérations militaires engagées pour rétablir l’autorité de l’État dans l’Ouest de la RDC.

Aux dernières semaines de décembre 2025, à Kikwit, le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole de l’opération Ngemba, avait dénoncé le sens d’organisation d’une hiérarchie, ainsi que la possession de cartes pour  soldats par les miliciens que les FARDC qualifient désormais de groupe rebelle. Selon lui, la milice Mobondo établirait des contacts avec des groupes armés à l’Est du pays. Ces hommes armés seraient soutenus par des hommes politiques proches du pouvoir à Kinshasa.

Jonathan Mesa