Léopards à la CAN: Progression en dents de scie

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Les Léopards

Les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) ont achevé leur parcours à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) avec un revers cruel en 8èmes de finale devant les Fennecs de l'Algérie. Une élimination précoce au regard des ambitions de cette sélection qui a énormément misé sur ce tournoi pour confirmer sa progression sur le plan international.

C'est une compétition qui était très attendue bien évidemment pour les Fauves Congolais au vu de leur récente performance sur le plan continental. Demi-finalistes lors de la dernière édition en Côte d'Ivoire alors qu'ils n'étaient pas attendus, ils se sont arrêtés prématurément en 8èmes de finale lors de cette édition alors qu'il y avait un fort engourdissement derrière cette participation. C'est un peu le lot de cette sélection qui joue visiblement contre les vents et marées. On va se rappeler en 2015 en Guinée Équatoriale avec Jean-Florent Ibenge Ikwange à qui la Fédération venait de confier les rênes de cette semaine, alors qu'ils se sont qualifiés difficilement, les Léopards ont sorti une compétition de haut vol en allant chercher la 3ème place. Ce résultat a donné beaucoup d'espoir pour l'édition suivante en 2017 où l'équipe a fait une grosse progression et où elle a occupé la 3ème place africaine, ce qui reste à ce jour la plus grande percée au classement FIFA, l'équipe va bien entamer la compétition, en battant même le Maroc lors du match d'ouverture du groupe et en faisant un nul encourageant devant la Côte d'Ivoire, elle va se faire sortir en quarts de finale par le Ghana alors qu'elle avait le match en mains.

C'est une situation bizarre que d'aucuns n'arrivent pas à trouver une explication claire pour le moment. Mais ce qui est certain, il faudra à certain moment casser spirale pour permettre une progression linéaire. Le prochain rendez-vous est prévu pour le mois de mars où les Léopards vont tenter d’aller chercher cette qualification pour la Coupe du monde. Ce sera à Guadalajara au Mexique.

Michel TOBO