La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a lancé mardi 3 novembre à Kinshasa les travaux d’endossement du cadre national de suivi-évaluation de la mise en œuvre du Protocole de Maputo. Ce dispositif vise à renforcer le contrôle des engagements de la République démocratique du Congo en matière de promotion et de protection des droits des femmes.
Organisé sur deux jours par la Cellule d’études et de planification de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant (CEPFE), cet atelier réunit les acteurs concernés par la mise en œuvre des engagements de la RDC en faveur de l’égalité de genre.
À cette occasion, Micheline Ombae Kalama a insisté sur la nécessité de traduire les engagements internationaux du pays en résultats concrets pour les femmes et les filles, notamment en matière de protection, d’égalité et d’autonomisation.
Elle a rappelé que la RDC a transmis, en mars dernier, son deuxième rapport étatique cumulé couvrant la période 2017-2026, par l’entremise du ministère des Droits humains.
Le nouveau cadre de suivi-évaluation entend mettre en place un mécanisme harmonisé, fondé sur des indicateurs précis, une répartition claire des responsabilités et des outils fiables de collecte et d’analyse des données. Il devra notamment permettre de mesurer les progrès réalisés, de relever les insuffisances et de renforcer la redevabilité des institutions dans l’application du Protocole de Maputo.
Un suivi axé sur les résultats concrets
La ministre a également appelé à une mobilisation des institutions publiques, des autorités provinciales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile pour assurer l’application effective de ce dispositif à tous les niveaux de gouvernance.
Elle a salué l’expertise des équipes du ministère, avec l’appui de l’UNFPA, ainsi que l’accompagnement technique et financier de la MONUSCO dans l’élaboration de ces outils.
L’ambition affichée est de dépasser un suivi essentiellement administratif des engagements de la RDC pour privilégier une évaluation fondée sur les résultats et les changements observables dans les conditions de vie des femmes et des filles.
Adopté en 2003 par l’Union africaine, le Protocole de Maputo constitue un instrument régional de référence pour la protection des droits des femmes en Afrique. Il porte notamment sur l’élimination des discriminations, la lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que les droits sociaux, économiques et reproductifs des femmes.