Le Front des nationalistes pour la solidarité et le développement (FNSD) de Dieudonné Fikiri Alimasi réaffirme son appartenance à l'Union sacrée de la Nation et son soutien au président de la République, Félix Tshisekedi, dans le contexte de l'agression dont la RDC est victime dans sa partie Est. Cette position a été exprimée samedi par Placide Kyabanene, président intérimaire de ce parti politique, lors d'un point de presse à Kinshasa.
Dans son intervention, Placide Kyabanene a tenu à rappeler que le FNSD figure parmi les partis politiques signataires de la charte de l'union sacrée de la Nation. Il a notamment souligné que le parti, à travers son président fondateur, Dieudonné Fikiri Alimassi, avait soutenu Félix Tshisekedi dès sa prise de fonction, le 25 janvier 2019.
Il a également précisé que Dieudonné Fikiri Alimassi était, à cette époque, sénateur élu de la Tshopo et membre du groupe parlementaire CACH au Sénat. Selon lui, le président fondateur du FNSD n'est pas un transfuge politique, dans la mesure où il n'a jamais appartenu à l'ancienne majorité présidentielle.
Évoquant les divergences et les alliances politiques, Placide Kyabanene a établi une distinction entre les choix d'appartenance politique et les positions adoptées face à l'intégrité territoriale du pays. Il a estimé que soutenir l'amputation d'une partie du territoire national constitue un acte impardonnable.
Dans ce contexte, il a appelé à l'unité, à la cohésion et à la mobilisation nationale autour de Félix Tshisekedi afin de faire face, selon ses termes, au FRN de Joseph Kabila, à Paul Kagame et aux velléités expansionnistes rwandaises.
« Il s'agit de nos terres, de notre histoire, de notre héritage et de notre destin commun », a-t-il déclaré, estimant que les Congolais auraient des comptes à rendre à l'histoire s'ils refusaient de se mobiliser face à la situation actuelle.
Pour le FNSD, a-t-il insisté, le soutien au chef de l'État, dans un contexte d'agression, ne relève pas simplement d'un devoir politique, mais constitue une obligation patriotique.
Relevé de ses fonctions de premier vice-gouverneur de la Banque centrale, poste qu'il occupait depuis juillet 2022, Dieudonné Fikiri Alimasi est aujourd'hui contraint à se réserver de prendre des positions politiques, conformément aux textes qui régissent la BCC.