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Processus de paix et désarmement des FDLR : Floribert Anzuluni transmet à Évariste Ndayishimiye un message de Félix Tshisekedi

Photo d'illustration

La délégation de la République démocratique du Congo poursuit son périple diplomatique sur le continent africain consacré au processus de paix dans l’Est du pays, dans un contexte marqué par la poursuite des hostilités impliquant la rébellion de l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda et occupant de vastes pans des territoires des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, aggravant davantage une situation humanitaire déjà précaire, fragile et préoccupante dans cette partie de la RDC.

Après Lomé (Togo), Luanda (Angola) et Brazzaville (République du Congo), la délégation congolaise conduite par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qu’accompagne le Haut représentant du chef de l’État, M. Sumbu Sita Mambu, a été reçue, jeudi 1er octobre 2026, à Bujumbura (Burundi), par le président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine (UA), Évariste Ndayishimiye. À cette occasion, Floribert Anzuluni lui a transmis un message de son homologue de la RDC, Félix Tshisekedi, portant sur le processus de paix.

Au centre des échanges, rapporte la cellule de communication du ministère de l’Intégration régionale, figuraient les avancées enregistrées dans le processus de reddition volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), à travers le « Protocole de désarmement, démobilisation et de cantonnement des FDLR par la sensibilisation », ainsi que les prochaines étapes de sa mise en œuvre. Il s’agit, pour Kinshasa, d’honorer l’un de ses engagements en matière de sécurité contenus dans l’accord de paix de Washington signé avec le Rwanda sous les auspices des États-Unis d’Amérique.

« Selon le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, il était important de présenter au président Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine et de partenaire stratégique de la République démocratique du Congo, une mise à jour des actions déjà réalisées depuis l’officialisation du Protocole et de recueillir l’accompagnement nécessaire à la poursuite du processus », souligne le ministère de l’Intégration régionale

L’accord de paix signé à Washington sous les auspices des États-Unis d'Amérique entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda prévoit notamment la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. Plus d’un an après sa signature, Kinshasa a annoncé un protocole visant le désarmement, la démobilisation et le cantonnement des FDLR.

Kigali conteste cette démarche, estimant que l’accord prévoit la neutralisation des FDLR et non la mise en place d’un protocole spécifique de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Kinshasa défend, de son côté, le désarmement volontaire comme moyen de neutraliser durablement le groupe armé et de lever l’argument sécuritaire invoqué par Kigali pour justifier sa présence sur le sol congolais.

Au Conseil de sécurité de l’ONU, au mois de juin, les États-Unis, par la voix de Massad Boulos, ont reconnu des difficultés dans l’application de l’accord et appelé les deux parties à respecter leurs engagements. La persistance des violences, les accusations réciproques de violations du cessez-le-feu et les divergences d’interprétation continuent de freiner le processus de paix, tandis que les populations civiles restent les principales victimes des hostilités.

Clément MUAMBA


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