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RDC : Dans les ZES de Maluku et Kin-Malebo, Justin Kalumba vante la « remontada industrielle » et la Banque mondiale salue des progrès phénoménaux

Photo d'illustration

Une importante délégation gouvernementale a effectué, ce vendredi 2 octobre 2026, une descente dans les Zones économiques spéciales (ZES) de Maluku et de Kin-Malébo, pour évaluer l’état d’avancement des activités industrielles et suivre la mise en œuvre de plusieurs projets liés au Programme présidentiel « Débout Jeunes Congolais » et à l’action gouvernementale.

Conduite par le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des PME, ministre  ad intérim de l’Industrie, Me Justin Kalumba Mwana-Ngongo, la délégation était composée également de ses collègues membres du Gouvernement, notamment  le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle et Métiers, le ministre des Postes et Télécommunications, ainsi que le ministre de l’Emploi et du Travail.

Cette mission avait notamment pour objectifs de suivre les dernières résolutions du Comité de pilotage des ZES, maintenir le dialogue avec l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES) et les entreprises installées dans ces espaces, mais aussi examiner la faisabilité de l’implantation des Centres de Formation aux Métiers Industriels et du projet d’assemblage de téléphones cellulaires.

Sur le terrain, la délégation a visité plusieurs unités industrielles. À Hema Beverages, elle a suivi les activités liées à la production de jus et d’eau. À Magic Touch SARL, elle a pris connaissance du processus de production des pagnes. La délégation s’est également rendue à Safir Seramix, ainsi qu’à SANITEX SARL, spécialisée dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques pour femmes.

La visite s’est poursuivie chez Refriango, où la production a déjà démarré. L’entreprise devrait être officiellement inaugurée au début du mois de novembre.

Ces visites ont permis à la délégation de constater directement le niveau d’installation et de production de plusieurs opérateurs, dans une dynamique où certaines unités sont déjà en activité tandis que d’autres se préparent à entrer pleinement en production.

Au terme de la visite, Justin Kalumba Mwana-Ngongo a inscrit les avancées observées dans une dynamique plus large de relance du secteur industriel congolais.

Pour le ministre, les chiffres disponibles traduisent une évolution du tissu industriel national.

« Depuis 2017, nous ne comptions plus que 525 entreprises industrielles opérationnelles. Aujourd’hui, on est à 1 226 unités industrielles, dont 1 014 opérationnelles sur l’ensemble du pays », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette progression constitue le signe d’une reprise industrielle qu’il résume par une expression empruntée au vocabulaire sportif : la « remontada industrielle ».

« C’est pour ça que je place tout ça sous un seul titre : la remontada industrielle dans notre pays. Pour ceux qui jouent au foot ou qui sont habitués à des compétitions, qui peuvent décrypter ces termes, nous étions dans un gouffre. Nous sommes en train de remonter », a expliqué le ministre.

Justin Kalumba relève notamment le changement progressif du modèle de production, avec des opérateurs économiques autrefois tournés vers l’importation qui s’engagent désormais dans la fabrication locale.

« Ce que moi, j’ai vu ici, des gros importateurs patentés dans notre pays commencer à devenir des producteurs et non des moindres. Les mêmes produits qu’ils importent, ils ont l’ambition de les produire ici sur place. »

Le ministre a également insisté sur les effets attendus de cette dynamique sur les importations, les exportations et l’emploi.

Parmi les projets évoqués figure celui de l’assemblage de téléphones cellulaires. L’objectif est notamment de rapprocher les différentes étapes de la chaîne de valeur du marché congolais et de développer, parallèlement, les compétences locales.

« On va assembler ici sur place et par conséquent, le coût de la téléphonie va baisser. Ça, ça s’appelle du social. Nous allons avoir des jeunes qui vont être formés ici même, dans nos zones économiques, selon les besoins des entreprises de chaque zone économique », a indiqué Justin Kalumba.

Cette articulation entre industrialisation et formation constitue l’un des axes de la mission. L’ambition est de rapprocher les formations professionnelles des besoins réels des entreprises installées dans les zones économiques spéciales.

Présent lors de cette visite, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC Albert G Zeufack salué l’évolution observée dans les zones économiques spéciales, après avoir visité plusieurs unités industrielles.

Il a rappelé l’implication du Groupe de la Banque mondiale dans le développement de la ZES de Maluku, à travers notamment la Société financière internationale et les interventions de la Banque mondiale dans le cadre des projets de développement des pôles de croissance.

« Depuis lors, il y a eu des progrès phénoménaux. Aujourd’hui, nous avons pu visiter des usines qui sont prêtes à fonctionner, certaines qui fonctionnent déjà et créent déjà des emplois », a-t-il constaté.

Pour le représentant de la Banque mondiale, la création d’emplois de qualité constitue un point de convergence entre les priorités du Gouvernement congolais et celles de son institution.

« L’objectif du gouvernement de créer des emplois de qualité est totalement aligné avec l’objectif de la Banque mondiale d’éradiquer la pauvreté à travers la création d’emplois de qualité », a-t-il souligné.

La Banque mondiale entend ainsi poursuivre son accompagnement du Gouvernement dans le développement des zones industrielles et des corridors de développement, tout en accordant une attention particulière à la formation professionnelle.

« Le groupe de la Banque mondiale est ici disposé à continuer à accompagner le gouvernement, aussi bien dans le développement de ses zones industrielles, le long des corridors de développement qui font partie de notre cadre de partenariat pays, mais aussi mettre l’accent particulier sur la formation », a-t-il ajouté.

Cette orientation rejoint directement le projet de création des Centres de Formation aux Métiers Industriels envisagé dans les ZES, afin de former les jeunes en fonction des besoins des unités de production.

La présence de ces membres du Gouvernement sur le terrain a permis d’aborder directement, au sein des ZES et auprès des opérateurs, les questions liées à la production, à la formation, à l’emploi, aux infrastructures, au financement et à l’accompagnement des entreprises.

Pour Justin Kalumba, cette mobilisation traduit la nécessité d’une approche interministérielle pour accompagner les investissements industriels.

« C’est important d’avoir la synergie gouvernementale derrière ce genre de projets. On ne peut jamais les réussir avec les efforts d’un ministère ou d’un seul secteur. C’est impossible. Il faut fédérer », a-t-il insisté.

Sur le terrain, cette approche s’est ainsi traduite par un examen simultané des réalités et des besoins des entreprises installées dans les zones économiques spéciales.

À Maluku comme à Kin-Malébo, l’enjeu est désormais de consolider les unités déjà en activité, d’accélérer l’installation des nouveaux opérateurs et de transformer les infrastructures des ZES en véritables pôles de production, de compétences et d’emplois.

La visite aura ainsi permis de confronter les ambitions industrielles aux réalités des entreprises présentes sur le terrain, avec un constat mis en avant par la Banque mondiale : plusieurs unités sont désormais en production ou proches de leur démarrage, avec des emplois déjà créés et des besoins importants en matière de formation.

Cette dynamique s’inscrit dans les efforts engagés par le Gouvernement pour renforcer la production locale, développer l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes et poursuivre la relance du secteur industriel congolais.


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