De l’accès à l’eau aux infrastructures routières, en passant par la formation professionnelle et le transport régional, la Chine met en avant plusieurs projets réalisés ou en cours en République démocratique du Congo. L’ambassadeur chinois Zhao Bin a présenté mercredi à Kinshasa l’état d’avancement de ces initiatives lors d’une conférence de presse consacrée au 77e anniversaire de la République populaire de Chine.
L’ambassadeur a notamment cité la mise en service de l’usine de traitement d’eau de Kamina, réalisée dans le cadre du mécanisme de coopération présenté comme « ressources contre projets ».
À Kinshasa, il a fait état d’avancées dans la construction de la rocade. La Chine accompagne également, selon lui, la réhabilitation du tronçon de la Route nationale numéro 1 reliant Mbuji-Mayi à Kabinda.
Ces projets sont présentés par Pékin comme des investissements destinés à soutenir la mobilité et l’amélioration des conditions de vie dans plusieurs régions du pays.
Le corridor Manono-Dar es-Salaam
Le volet régional occupe également une place importante dans le bilan présenté par l’ambassadeur. Des progrès auraient été réalisés dans la construction du corridor de transport reliant le centre-ouest de la RDC à l’océan Indien en passant par le lac Tanganyika.
Selon Zhao Bin, l’itinéraire reliant Manono à Dar es-Salaam devrait être entièrement opérationnel dans le courant de l’année.
Cet axe est présenté comme un projet susceptible de renforcer la connexion de zones minières et économiques de la RDC aux réseaux régionaux de transport.
La formation professionnelle mise en avant
La coopération sino-congolaise comporte également un volet consacré à la formation. À Kolwezi, l’INPP construit avec l’appui du gouvernement chinois est, selon l’ambassadeur, en voie d’achèvement.
Zhao Bin a également annoncé que les projets de construction des bâtiments du ministère des Affaires étrangères et de l’État-major général avaient été approuvés et progressaient de manière satisfaisante.
La formation professionnelle figure parmi les secteurs que Pékin souhaite davantage développer dans le cadre de la prochaine phase de coopération.
Agriculture et développement rural
L’agriculture constitue un autre axe présenté par l’ambassade de Chine.
Des experts chinois ont organisé des formations dans deux centres de démonstration de techniques agricoles à Kinshasa. L’ambassadeur affirme que l’amélioration de la qualité des sols a permis aux rendements d’atteindre 220 % des niveaux antérieurs.
Le diplomate a également cité les projets d’amélioration des conditions de vie dans les zones rurales, notamment ceux associés à Sicomines.
Pour la suite, Pékin veut étendre cette coopération à la santé, aux énergies propres, aux technologies de l’information et à l’éducation intelligente.
L’ambassadeur Zhao Bin a ainsi présenté le nouveau cycle de coopération comme devant dépasser progressivement la seule logique des infrastructures et des ressources minières.
Reste, pour chacun de ces projets, l’enjeu de leur réalisation effective, de leur calendrier d’exécution et de leur impact concret sur les populations et l’économie congolaise.
James Mutuba