Une découverte macabre suscite l’inquiétude dans le territoire de Kipushi, dans la province du Haut-Katanga, Sud-Est du pays. Plusieurs ossements humains ont été retrouvés dans une zone broussailleuse située à Kinpakasa, non loin du cimetière de Mukwemba, dans la chefferie de Chindaïka.
D’après Bertin Tshoz, membre de la thématique Gouvernance sécuritaire et paix du Cadre de concertation de la société civile, ces restes humains seraient attribués à plus de huit corps. L’alerte a été lancée alors que les circonstances entourant la présence de ces ossements restent, à ce stade, indéterminées.
Une découverte qui soulève de nombreuses interrogations
Au-delà du caractère macabre de la découverte, la société civile s’interroge désormais sur l’identité des victimes et sur les circonstances dans lesquelles elles auraient trouvé la mort.
Aucune conclusion définitive ne peut toutefois être tirée avant l’intervention des services compétents et la réalisation d’éventuelles expertises médico-légales. La détermination précise du nombre de victimes ainsi que la date et les causes de leur décès nécessitent des investigations approfondies.
Pour Bertin Tshoz, cette situation mérite d’autant plus d’attention qu’elle intervient dans un contexte marqué, selon lui, par la multiplication récente de signalements de corps sans vie à Kasumbalesa et Likasi, deux autres zones de la province du Haut-Katanga.
La société civile demande une enquête
Face à ces éléments, la société civile appelle les autorités judiciaires et sécuritaires du Haut-Katanga à ne pas se limiter au constat de la découverte. Elle souhaite l’ouverture d’une enquête permettant de documenter les faits, d’identifier les éventuelles victimes et d’établir les responsabilités si une intervention humaine était à l’origine de ces décès.
L’objectif, insiste-t-elle, est également de déterminer si les différents cas de corps retrouvés dans certaines parties du Haut-Katanga présentent ou non un lien.
José Mukendi