You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

Une année au gouvernement Suminwa II : le taux d’accès à l’électricité passe de 9% en 2018 à 21,5% en 2025 sous Aimé Sakombi Molendo

Une année après son entrée au gouvernement Suminwa II, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, met en avant plusieurs actions engagées pour améliorer l’accès à l’électricité et remettre en état des infrastructures longtemps restées inexploitées.

Si le taux national d’accès à l’électricité est passé de 9 % en 2018 à 21,5 % en 2025, le ministre estime que les progrès restent encore insuffisants au regard des besoins des ménages, des services publics et du développement industriel de la République démocratique du Congo.

Mettre en service les infrastructures existantes

L’une des premières priorités du ministère a été de rendre opérationnelles les infrastructures déjà construites.

Au total, 22 centrales rurales, financées par l’État à travers l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), étaient achevées mais restaient inexploitées en raison de l’absence d’un cadre opérationnel.

Dès sa prise de fonctions, Aimé Sakombi Molendo a signé un arrêté définissant les modalités de leur exploitation. Cette décision a permis, en décembre 2025, la mise en service à titre transitoire de 16 centrales, dont deux en partenariat avec la Société nationale d’électricité (SNEL).

Pour le ministère, cette mise en service constitue une avancée concrète pour les populations concernées. L’objectif est notamment de permettre aux écoles, centres de santé, ateliers et ménages de bénéficier d’un accès effectif à l’électricité.

Kakobola et Katende : relancer les grands projets

L’action du ministre porte également sur plusieurs grands projets hydroélectriques.

Le projet de Kakobola, destiné à alimenter notamment Kikwit, Gungu et Idiofa, a été inauguré après plusieurs années de retard.

Du côté de Katende, un dispositif de sécurisation institutionnelle et financière a été mis en place afin de permettre une reprise progressive des travaux. Une partie du financement devrait notamment provenir des ressources de l’Eurobond.

Ces deux projets figurent parmi les chantiers sur lesquels le ministère entend accélérer l’exécution afin d’accroître l’offre énergétique et de répondre aux besoins des populations et des activités économiques.

Plus de 2 000 MW de déficit dans le Lualaba et le Haut-Katanga

Dans le Lualaba et le Haut-Katanga, le déficit électrique est estimé à plus de 2 000 mégawatts.

Cette situation constitue un frein majeur à l’industrialisation de ces deux provinces, particulièrement importantes pour l’économie congolaise en raison de leur production de cuivre et de cobalt.

Le manque d’électricité limite notamment les possibilités de transformation locale des minerais et la création de valeur ajoutée. Pour répondre à cette situation, des missions de terrain ont été menées afin d’évaluer plus précisément les besoins et d’élaborer des réponses adaptées aux différents bassins économiques.

Un plan d’urgence de 91,89 millions USD pour Kinshasa

À Kinshasa, la dégradation du réseau électrique a également conduit le ministère à mettre en place un plan d’urgence de 91,89 millions de dollars, en collaboration avec la SNEL.

Ce programme bénéficie d’un cofinancement de l’État lié à l’apurement des factures de la société publique et poursuit quatre objectifs principaux : raccorder les zones encore non desservies, réparer les pannes sur le réseau moyenne tension, sécuriser les sites stratégiques et renforcer les lignes électriques les plus critiques.

Les hôpitaux, les aéroports et certaines institutions figurent notamment parmi les sites concernés par les mesures de sécurisation.

Vers une amélioration durable de la desserte

À travers ces différentes actions, le ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité entend donc agir simultanément sur plusieurs fronts : exploiter les infrastructures existantes, relancer les grands projets, répondre aux déficits des zones industrielles et réhabiliter les réseaux urbains.

Divine Mbala