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RDC-ONU/UKRAINE : Kinshasa plaide pour le dialogue et alerte sur le sort des combattants étrangers africains

Jocelyne Kabengele Lukundula

La RDC a réaffirmé, lundi devant le Conseil de sécurité des Nations unies, son attachement aux quatre Conventions de Genève de 1949 et à leurs protocoles additionnels de 1977 et 2005, lors d'une réunion de format Arria consacrée au traitement des prisonniers de guerre, des détenus civils et des combattants étrangers dans le conflit russo-ukrainien.

S'exprimant au nom de la RDC, l'ambassadrice Jocelyne Kabengele Lukundula, représentante permanente adjointe, a affirmé que "la protection de la dignité humaine ne saurait être subordonnée à des considérations politiques, militaires ou géographiques". Elle a jugé qu'"il n'y a pas de solution militaire" à la crise ukrainienne, estimant que seuls "une désescalade progressive" et "un engagement sincère des parties envers le dialogue" pourraient ouvrir la voie à un cessez-le-feu.

La délégation congolaise a salué les échanges de prisonniers intervenus "ces derniers mois" entre les parties, y voyant la preuve que "le dialogue n'est jamais totalement rompu, même dans les conflits les plus éprouvants".

Elle a également exprimé sa préoccupation concernant les combattants étrangers, relevant que des ressortissants de pays tiers, "y compris des pays africains", se retrouvent impliqués, capturés ou piégés dans des hostilités, "parfois en raison de leur vulnérabilité économique ou de promesses fallacieuses". Elle a appelé à un renforcement de la coopération entre États d'origine et organisations humanitaires pour l'identification, l'assistance consulaire et, "lorsque les circonstances le permettent", le rapatriement de ces personnes.

L'ambassadrice a affirmé que le respect du droit international humanitaire "est une obligation juridique" et "représente un investissement dans la paix", ajoutant que "l'expérience de la RDC en matière de conflits armés dans la région des Grands Lacs" enseigne que "lorsque les règles destinées à protéger les personnes sont affaiblies, c'est la population civile qui en paie le prix".