S'exprimant ce vendredi 7 août lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le ministre des Droits humains Samuel Mbemba Kabuya a défendu le régime d'encadrement des manifestations publiques en RDC, tout en contestant les accusations de répression violente portées contre le pouvoir lors de récents rassemblements de l'opposition.
Le ministre a d'abord rappelé que la Constitution actuellement en vigueur consacre, en son titre II, la liberté de manifester en public comme un droit fondamental. Selon lui, ce droit reste toutefois encadré par l'obligation faite aux organisateurs d'informer préalablement l'autorité administrative compétente, une démarche qu'il présente non comme une entrave, mais comme un « travail de collaboration sincère » permettant d'assurer la sécurité des personnes et des biens.
« Lorsque vous ne l'informez pas, vous ne lui facilitez pas la tâche », a-t-il insisté, avant de dénoncer une pratique selon lui répandue consistant, pour certains organisateurs de manifestations, à mettre en scène des blessures fictives, diffusées sur les réseaux sociaux avant de disparaître.
Interrogé plus directement sur la répression de récentes manifestations de l'opposition du Juin, le ministre a évoqué les résultats d'une enquête menée par la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), à laquelle les organisateurs des manifestations concernées auraient été invités à apporter leurs éléments de preuve. Selon lui, cette enquête conclut à l'absence de décès lors de ces événements.
« Les Congolais ont le droit de manifester en public et de manière responsable. Chaque fois que cela sera fait de manière responsable, ils seront encadrés », a-t-il conclu.