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Affaire Vally Amisi : Didier Budimbu détaille sa relation avec l'entrepreneur assassiné et dément toute implication

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Interrogé mercredi lors d'un Space organisé par Stanis Bujakera Tshiamala sur l'affaire Vally Amisi, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a détaillé pour la première fois publiquement la nature de ses relations avec l'entrepreneur sportif assassiné en avril dernier à Kinshasa.

Selon le ministre, leur relation professionnelle a débuté par un premier marché de faible montant, inférieur au seuil nécessitant l'approbation de la Direction générale de contrôle des marchés publics (DGCP). Il portait sur la réhabilitation de son bureau et de la loge présidentielle du stade des Martyrs, y compris la fresque représentant un léopard visible dans les escaliers de la loge.

Budimbu affirme avoir voulu, à travers ce premier marché, « donner sa chance » au jeune entrepreneur et évaluer sa capacité à honorer des engagements plus importants. C'est dans le cadre de cette collaboration que Vally Amisi aurait ensuite adhéré à son parti politique, AVC, séduit, selon le ministre, par son engagement auprès de la jeunesse.

Le ministre est en revanche resté catégorique sur le dossier le plus sensible : le marché de réhabilitation de la pelouse du stade des Martyrs. Selon lui, ce contrat n'a jamais été confié à Vally Amisi en tant qu'intermédiaire. Le ministère aurait choisi de traiter directement avec l'entreprise sud-africaine chargée des travaux, sans passer par lui. Budimbu affirme qu'un contrat avec Vally Amisi existait bel et bien, mais que son approbation n'est intervenue qu'après la mort de l'entrepreneur, une précision qu'il dit avoir également partagée avec la famille de la victime. Il a par ailleurs évoqué un mécanisme de préfinancement mis en place avec certains collègues du gouvernement pour permettre l'avancement des travaux du stade avant que les fonds publics ne soient effectivement débloqués, les paiements à l'entreprise sud-africaine s'étant échelonnés entre décembre et ces dernières semaines.

Interrogé enfin sur les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux à son sujet, Didier Budimbu a fermement rejeté toute implication dans cette affaire. Il a affirmé ne pas connaître le principal suspect interpellé récemment à Brazzaville, jugeant déplacé et douloureux que des « polémiques » se développent autour d'un dossier impliquant une famille en deuil. Il a néanmoins choisi de ne pas s'attarder sur ces accusations, affirmant ne pas ressentir le besoin de se justifier davantage face à des rumeurs qu'il qualifie d'infondées, tout en laissant entendre que le temps et l'enquête judiciaire rétabliraient, selon lui, la vérité.