Au terme de plusieurs jours de consultations menées auprès des différentes composantes de l’espace Grand Katanga, Raphaël Katebe Katoto a tenu à clarifier la nature de sa démarche. Interrogé sur la situation de son frère, Moïse Katumbi, il a refusé de faire de cette question le centre de sa mission.
Pour Katebe Katoto, l’objectif de ces consultations est avant tout de recueillir les préoccupations de la communauté et de les porter auprès du Président de la République, Félix Tshisekedi.
« Je ne suis pas ici pour un individu. Ma préoccupation principale, c’est la communauté », a-t-il déclaré, dans une mise au point qui recentre sa mission sur les préoccupations collectives exprimées lors de ses échanges à Lubumbashi.
« Je ne vais pas perdre le temps pour un individu »
Raphaël Katebe a été catégorique sur la question de son frère.
« Je ne vais pas perdre le temps pour un individu, je ne suis pas venu ici pour traiter le cas d’un individu, c’est la communauté qui est principale », a-t-il affirmé.
Sans s’attarder sur le cas personnel de Moïse Katumbi, Raphaël Katebe Katoto insiste sur la priorité qu’il accorde aux préoccupations de l’ensemble de la communauté katangaise.
« Je ne peux pas donner l’importance là où il n’y en a pas. L’intérêt de la communauté est plus important tant pour moi que l’individu que vous venez de citer, le reste ça ne m’intéresse pas », a-t-il ajouté.
Cette déclaration intervient alors que les consultations conduites par Katebe Katoto ont suscité de nombreuses interrogations sur leur portée politique et sur les sujets susceptibles d’être abordés avec les différentes personnalités et composantes de l’espace Grand Katanga.
Sécurité, cohabitation et quotidien des populations au centre
Au terme de sa mission, Katebe Katoto avait expliqué avoir rencontré différentes composantes sociales, culturelles et politiques afin de cerner les préoccupations de la communauté.
Selon son propre bilan, les échanges ont notamment porté sur le quotidien des populations, la sécurité et la cohabitation entre les communautés.
Il affirme avoir recueilli plusieurs mémorandums et doléances qu’il entend présenter au Chef de l’État, à qui il réserve la primeur de ses conclusions.
La démarche se veut donc, selon lui, davantage centrée sur les préoccupations collectives que sur les intérêts ou situations individuelles.
José Mukendi