La République démocratique du Congo a officiellement lancé, mardi à Kinshasa, la Quinzaine de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA 2026), une série d'activités consacrées à la promotion du leadership féminin, à l'autonomisation économique des femmes et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
La cérémonie d'ouverture s'est tenue à l'espace Ave Maria, dans la commune de Kasa-Vubu, sous l'initiative du ministère du Genre, Famille et Enfant.
Plus de 500 participantes ont pris part à cet événement, parmi lesquelles des représentantes d'organisations de la société civile, des étudiantes, des femmes leaders, des veuves, des anciennes ministres ainsi que plusieurs personnalités politiques et administratives.
Deux thèmes au cœur de l'édition 2026
Cette édition est organisée autour du thème international : « Lutte contre les violences basées sur le genre par l'autonomisation économique de la femme », tandis que le thème national est consacré à « Faire du leadership de la femme africaine un héritage intergénérationnel ».
À travers ces orientations, le gouvernement entend promouvoir des réponses durables aux inégalités persistantes en renforçant les capacités économiques des femmes et leur participation aux instances de décision.
Dans son allocution, la ministre du Genre, Famille et Enfant a rappelé que les femmes ne sont pas seulement bénéficiaires de droits, mais également des actrices incontournables du développement, de la paix et de la cohésion nationale.
Évoquant la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC, Micheline Ombae a rendu hommage aux femmes victimes des conflits armés, saluant leur résilience face aux violences.
«Elles transforment leurs larmes en courage et leurs épreuves en promesses d'avenir », a-t-elle déclaré, les qualifiant de véritables héroïnes de la Nation.
La ministre a insisté sur le fait que cette quinzaine ne se limiterait pas à une célébration symbolique, mais constituerait un cadre de réflexion, de mobilisation et d'engagement en faveur des droits des femmes.
Une quinzaine riche en activités
Le programme prévoit notamment :
- une Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ;
- des rencontres régionales ;
- un Forum des femmes d'impact d'Afrique ;
- le dévoilement du Mur du Souvenir des femmes africaines ;
- des journées de prière et de supplication organisées sur toute l'étendue du territoire national ;
- la cérémonie des Trophées Étoiles Awards.
Selon le ministère, ces activités visent à renforcer les partenariats, encourager le dialogue régional et accélérer les réformes en faveur des droits, de la protection et de l'autonomisation économique des femmes et des filles.
Intervenant au cours de la cérémonie, le ministre de l'Entrepreneuriat et des Petites et Moyennes Entreprises a exhorté les femmes congolaises à renforcer leur solidarité et à travailler en synergie afin de relever les défis économiques et sociaux auxquels elles sont confrontées.
Il a souligné que leur cohésion constitue un levier essentiel pour accroître leur contribution au développement du pays.
Les activités se poursuivent dès ce 29 juillet au Fleuve Congo Hôtel avec l'ouverture de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
Cette rencontre réunira des acteurs nationaux et internationaux autour des questions liées aux violences basées sur le genre, à la paix et à l'autonomisation économique des femmes, avec l'objectif de dégager des engagements concrets à l'échelle régionale.
Instituée en 1962 par l'Organisation panafricaine des femmes, la Journée internationale de la Femme africaine est célébrée chaque 31 juillet. Elle met en lumière les contributions des femmes au développement du continent tout en rappelant les défis persistants liés aux inégalités, aux discriminations et aux violences.
En RDC, des progrès ont été enregistrés ces dernières années en matière de représentation politique des femmes, de promotion du leadership féminin et de lutte contre les violences basées sur le genre. Toutefois, les inégalités économiques et les conséquences des conflits armés, notamment dans l'Est du pays, continuent de freiner la pleine réalisation des droits des femmes, rendant indispensable la poursuite des réformes et des actions concrètes.