Un épais amas de fumée noire, visible depuis l’arrêt Kiyimbi, attire dans l’après-midi de ce dimanche 13 septembre la curiosité des passants et des conducteurs de motos. La fumée provient d’un incendie qui se déclare dans un atelier de couture situé en diagonale de la station-service et du sous-commissariat de la Police du quartier Salongo, le long de l’avenue Biangala, dans la commune de Lemba.
Sur place, policiers et riverains tentent notamment de mettre à l’abri des motos et des véhicules stationnés devant le hangar servant de bureau à la Police, alors les flammes ravagent le conteneur faisant office d’atelier et menacent de se propager aux alentours. Elles atteignent déjà un arbre et se rapprochent des câbles électriques.
Le commandant Philippe, qui se tient prêt à lutter contre les flammes avec ses éléments, déplore d’importantes pertes matérielles. L’origine de l’incendie reste inconnue, à l'en croire. Il regrette également que la tenancière de l’atelier ait fermé le conteneur à clé sans en confier le double à un voisin, ce qui complique l’intervention.
« Nous sommes dans la commune de Lemba, Salongo. Nous ne savons pas d’où est venu ce feu. Nous avons été d’ailleurs surpris. Vu que la dame ne laisse la clé à personne, c’est pourquoi nous déplorons toutes ces pertes. Moi et mes éléments, nous essayons d’éteindre le feu, mais vous voyez vous-même comment c’est difficile », se plaint-il.
Des proches de la responsable de l’atelier indiquent que celle-ci a perdu connaissance sous le choc et a été priée de rentrer chez elle.
« Lorsqu’elle vient, tellement que le feu ne permet plus de pénétrer dans la maison en vue de sauver quelques biens, elle se met à se rouler sur le sol en pleurant, jusqu’à ce que ses proches arrivent pour la soutenir », témoigne un riverain.
Plusieurs biens sont détruits dans cet incendie, notamment des vêtements, de l’argent et un congélateur.
Ce nouveau sinistre intervient alors que Kinshasa fait face, depuis le week-end dernier, à une série d’incendies qui causent des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels dans plusieurs communes. Des salles de fêtes, une école, des habitations et d’autres installations ont notamment ont été touchées, au grand étonnement des Kinois.
Cette succession d’incendies relance le débat sur les capacités de la capitale à prévenir et à prendre en charge rapidement les sinistres, dans un contexte où la disponibilité des moyens d’intervention des sapeurs-pompiers fait déjà l’objet de nombreuses critiques.
Samyr LUKOMBO