Le Président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), Paul Nsapu Mukulu, a fermement rejeté ce samedi les accusations de partialité formulées à son encontre par l'opposant Martin Fayulu (ECiDé), lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala.
Alors que Martin Fayulu qualifiait le rapport de la CNDH de « pas objectif » et affirmait ne « rien avoir à voir » avec une institution qu'il juge « pas crédible », Paul Nsapu a répliqué sans détour : « Non, on n'a pas dit ça. Vous lisez de travers. Soyez corrects, s'il vous plaît. La Commission Nationale des Droits de l'Homme est neutre. »
Il a rappelé le statut de la CNDH auprès des instances internationales pour appuyer sa défense : « La CNDH, lisez d'abord pourquoi elle est là, pourquoi elle existe. Avec une voix consultative auprès de l'ONU. » Il a également souligné que les conclusions de son institution rejoignaient, sur plusieurs points, celles d'une organisation internationale reconnue : « Les amis qui ont produit le rapport de Human Rights Watch ont abondé presque dans le même sens. »
Face aux critiques portant sur des propos qui lui auraient été mal rapportés, Paul Nsapu a insisté sur la rigueur méthodologique de la Commission, affirmant s'appuyer strictement sur les déclarations recueillies auprès des acteurs eux-mêmes : « Nous rapportons ce que vous nous avez dit. Et je vous avais dit que nous allions rapporter ce que vous nous dites là. » Il a par ailleurs proposé de verser au débat les enregistrements audio des auditions pour lever toute ambiguïté : « Si vous voulez les audios, on peut les poser. »
Le Président de la CNDH a enfin tenu à distinguer son institution des acteurs politiques en conflit, refusant d'être assimilé à un camp : « Nous ne sommes pas un parti politique. » Il a réaffirmé sa disponibilité à approfondir les points encore contestés du rapport, notamment via une éventuelle commission mixte avec la C64, la PNC et la société civile, plutôt que de laisser chaque partie camper sur ses propres chiffres.