Le médecin Congolais et spécialiste dans la santé publique a réitéré son appel à un budget consistant pour lutter contre la désinformation dans le secteur médical en République Démocratique du Congo.
A l'occasion de sa participation au Slingshot Niyel 2026 à Dakar, au Sénégal, ce médecin Congolais a expliqué comment le monde médical est entré d'être envahi petit à petit par les infodémies dans ce secteur.
Ce dernier ajoute qu'il est impérieux de mobiliser un budget important pour lutter contre la désinformation dans le domaine de la santé publique.
" Nos communautés ne doivent plus être livrées aux rumeurs. Il est impératif que les autorités sanitaires, les leaders communautaires et en particulier les Médecins Chefs de Zone du Sud-Kivu agissent dès maintenant en créant une ligne de soutien officielle pour répondre aux inquiétudes; inscrivant la lutte contre la désinformation vaccinale dans les plans annuels de développement communautaire, affectant des ressources dédiées pour garantir un appui technique, humain et matériel ainsi que' prenant position publiquement pour défendre la vérité scientifique", plaide ce médecin Congolais.
Pour cet acteur de la lutte contre la désinformation dans le secteur de la santé publique, sans ressources, la vérité reste sans voix. Avec les ressources nécessaires, elle peut sauver des vies.
Ce plaidoyer mené au 3ème bootcamp organisé à Dakar après celui de Kigali, Addis-Abeba et Bamako et s'inscrit dans le cadre du pilier immunisation. C'est également une occasion clé pour s'engager activement et lutter contre la désinformation vaccinale en République Démocratique du Congo (RDC)".
Cette rencontre réunit des acteurs de l'Afrique engagés autour du plaidoyer, du leadership, de la communication stratégique et de la défense des enjeux de santé publique. Une opportunité précieuse d'apprendre, de partager des expériences, d'échanger des idées et de contribuer à renforcer la confiance vaccinale en Afrique et en particulier en RDC.
" Il s’agit que d'un problème assez grave qui menace notre avenir collectif et qui mérite qu’on y accorde une attention. En RDC, et particulièrement au Sud-Kivu, l’absence de financement dédié à la lutte contre la désinformation vaccinale souligne la nécessité de renforcer et d’accompagner les efforts existants, tout en offrant une opportunité de structuration durable.
Pourtant, aucune mobilisation de ressources n’est prévue pour combattre cette désinformation. Comment protéger nos communautés si la vérité ne peut faire entendre sa voix ?", ajoute le docteur Glory Safari Mugaruka.
Cet acteur de la lutte contre la désinformation dans le secteur de la santé publique a rappelé que sans ressources, la vérité reste sans voix. Avec les ressources nécessaires, elle peut sauver des vies que les campagnes reposent sur les financements ponctuels d’ONG, tandis que les ressources du secteur public ne prévoient pas les ressources nécessaires pour contrer les rumeurs,ce qui aggrave les flambées épidémiques. Il a insisté sur le fait que la désinformation freine la vaccination dans plusieurs comme Bukavu et dans ses environs, les fausses informations circulent plus vite que les faits réels.
Engagé dans la lutte contre la désinformation dans le domaine de la santé publique, le docteur Glory Safari Mugaruka a recommandé quatre pistes notamment l'inscription d'une ligne de soutien humain, matériel et technique par les médecins chefs des zones, dans le budget du développement communautaire local, la création par les autorités sanitaires, les leaders communautaires et les médecins chefs de zone d'une ligne de soutien officielle pour répondre aux inquiétudes des populations, l'inscription de la lutte contre la désinformation vaccinale dans les plans annuels de développement communautaire ainsi que l'affectation des ressources dédiées pour garantir un appui technique, humain et matériel et en prenant position publiquement pour défendre la vérité scientifique.
Justin Mwamba