Il suit les entraînements de son équipe depuis l'écran de sa salle de cinéma, appelle ses managers depuis l'étranger pour recadrer le staff, et consacre dix minutes par jour à un attaquant en panne de confiance, avant que celui-ci ne marque quatre buts lors du match suivant.
C'est le portrait que Frédéric Kitengie Kinkumba a dressé lors du live Space organisé par Stanis Bujakera Tshiamala ce lundi soir de Moïse Katumbi, propriétaire du TP Mazembe en exil depuis plusieurs années.
« Voyez quelqu'un qui sur le plan physique n'est pas là mais fait des choses pareilles, qu'est-ce qu'il ne ferait pas s'il était présent ? »
Sur le plan financier, le manager est sans équivoque : les structures fonctionnent, les salaires sont payés, les primes versées. Mais sur le plan du leadership et de la vision sportive, l'absence du patron pèse lourd.
« C'est un manager hors pair », résume-t-il, avant d'ajouter que si Katumbi fermait sa poche, le club devrait mettre la clé sous le paillasson.