Décès liés au paludisme à Bulungu : le caucus de députés nationaux du Kwilu sollicite l'implication du gouvernement auprès du ministre de la Santé

Le caucus de députés nationaux du Kwilu et le ministre de la Santé
Le caucus de députés nationaux du Kwilu et le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba

La situation sanitaire liée au paludisme ayant fait une dizaine de morts et 20 malades au village Mukulubiala, dans le territoire de Bulungu, était au centre des échanges, jeudi, entre le caucus de députés nationaux du Kwilu et le ministre de la Santé. Les élus étaient en rencontre avec l'autorité de tutelle afin de s'imprégner des mesures prises par le gouvernement pour stopper cette alerte sanitaire.

Selon le compte-rendu fait par le président du caucus, le député national Garry Sakata, une délégation du gouvernement sera déployée en toute urgence, avec une mission d'experts chargée d'identifier les origines de la maladie. Elle aura également pour mission d'approfondir les recherches en procédant à de nouveaux prélèvements.

Le caucus de députés nationaux du Kwilu a relevé le caractère urgent de cette intervention face à la panique et au déplacement des populations créés par les premières conséquences de la maladie.

« Après avoir échangé avec le ministre, ce dernier nous a fait savoir qu'il ne s'agissait pas d'Ebola parce qu'une dizaine d'échantillons ont été prélevés et ramenés à l'INRB. Sur les 10, 4 ou 5 ont été bien prélevés et ont donné des résultats montrant qu'il ne s'agissait pas d'Ebola. Le ministre de la Santé a dit qu'une équipe avait déjà pris la route pour se rendre à Bulungu avec des intrants pour parer à ce qui pourrait être un paludisme aigu », a livré Garry Sakata, président du caucus des députés nationaux du Kwilu.

Aux dernières nouvelles, 9 malades sur 20 reçus dans trois structures de santé ont été guéris et sont sortis des hôpitaux. Selon le chef de la Division provinciale de la santé, ils ont bénéficié d'un traitement antipaludique au regard des symptômes liés à la fièvre, aux vomissements et aux douleurs abdominales qu'ils présentaient. Les résultats issus du premier prélèvement, communiqués par l'INRB, évoquent un paludisme non traité ou mal traité.

Jonathan Mesa