Migrants en provenance des USA : selon Muyaya, « il ne reste plus qu'une seule personne qui partira bientôt »

Patrick Muyaya
Patrick Muyaya

Se dirige-t-on vers la fin du séjour congolais, des migrants renvoyés des États-Unis ? Lors du briefing presse de ce mardi 9 juin, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, est revenu sur ce mécanisme, soulignant le respect des engagements pris par les autorités congolaises. Selon lui, sur les quinze migrants initialement accueillis dans le cadre de ce dispositif, un seul se trouve encore sur le territoire national et que ce dernier partira bientôt.

« Nous avions reçu quinze personnes, communément appelées migrants. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une seule personne qui quittera bientôt le pays lorsque toutes les procédures nécessaires seront finalisées. C'est pour vous dire simplement que, lorsque nous disons des choses, nous les faisons et nous les respectons », a-t-il affirmé en répondant à une question de la presse.

Patrick Muyaya a également insisté sur la maîtrise du dossier par les autorités congolaises et sur la qualité de la coopération avec les partenaires impliqués dans ce mécanisme.

« Sur ce mécanisme, il faut saluer l'expertise de tous nos services impliqués, aussi bien dans l'organisation de l'accueil que dans celle du départ de ces personnes. Au-delà de ce qui a été dit et montré dans les médias, nous constatons que toutes les personnes qui sont réparties l'ont fait sans qu'un seul incident ne soit enregistré », a-t-il indiqué.

Le dispositif d'accueil temporaire de ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis d'Amérique avait été annoncé par les autorités congolaises en avril 2026. Dès sa mise en place, le gouvernement avait insisté sur son caractère provisoire, précisant que les personnes concernées ne seraient accueillies en RDC que pour une période limitée avant leur retour dans leurs pays d'origine ou leur réinstallation dans d'autres destinations.

Cette décision avait toutefois suscité de vives critiques de la part de plusieurs partis d'opposition ainsi que de certaines organisations de la société civile. Ces dernières estimaient que cet arrangement risquait de porter atteinte à la souveraineté nationale. Certains opposants y voyaient également une démarche destinée à renforcer les relations entre Kinshasa et l'administration du président Donald Trump, voire à obtenir un soutien politique susceptible de favoriser un éventuel nouveau mandat du président Félix Tshisekedi.

La question avait également été évoquée au Parlement, où plusieurs élus avaient appelé à l'organisation d'un débat sur les contours et les implications de ce dispositif. Cependant, jusqu'à ce jour, aucun débat parlementaire de fond n'a encore été organisé sur ce dossier.

Clément MUAMBA