You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Catégorie

La C64 satisfaite du rapport de la CNDH mentionnant la force du progrès et la police comme auteurs des graves violations des droits de l’homme lors du sit-in du 12 juin 

Manifestation de l'opposition dispersée par la police

La coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a publié une nouvelle déclaration politique dans laquelle elle dit prendre acte du rapport de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) en lien avec le sit-in réprimé du 12 juin dernier, qu’elle avait organisé aux abords du Palais du peuple pour s’opposer à la loi référendaire et au changement constitutionnel.

Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata, Delly Sesanga et  Moïse Katumbi se frottent les mains que ce rapport reconnaît la commission des graves violations des droits de l’homme lors de cette manifestation de l’opposition, dont des arrestations et détentions arbitraires, atteintes à l’intégrité physique, traitements cruels, inhumains et dégradants, extorsions et spoliations, imputables aux éléments de la police nationale congolaise, censés pourtant encadrer les manifestants, et à des personnes présentées comme appartenant à la force du progrès, un groupe des jeunes violent se réclamant proche de l’UDPS.

La C64, qui présente cette reconnaissance comme une «étape importante», estime cependant qu’elle ne saurait suffire à la satisfaction «des exigences de vérité, de justice, de réparation et de non répétition auxquelles les victimes ont droit.»

Le sit-in de l’opposition du 12 juin dernier s’est soldé par des blessés graves parmi les manifestants et les leaders qui étaient en tête de file de ce mouvement de protestation. Outre la C64, plusieurs organisations de l’opposition et de la société civile avaient pointé l’association de la police et la milice affiliée à l’UDPS, force du progrès, dans la répression sanglante de cette manifestation qui s’annonçait pourtant pacifique. Au lendemain de cette journée chaotique, plusieurs pays partenaires de la RDC et des ONG internationales avaient appelé à des enquêtes judiciaires partiales et transparentes en vue d’établir les responsabilités de ces actes de violence perpétrés en pleine capitale.

Samyr LUKOMBO