Ville morte : «victoire politique significative», d’après le cadre de concertation des forces politiques et sociales de l'opposition

Lemba Echangeur
Lemba Echangeur

Le cadre de concertation des forces politiques et sociales a applaudi le premier acte de la coalition article 64 de l’opposition, qui a appelé à une journée ville morte ce mercredi 3 juin sur toute la ville de Kinshasa, pour contester le projet de changement de constitution prôné par le pouvoir.

Cette organisation de l’opposition a, dans un communiqué, attribué «une victoire politique significative» aux forces politiques et sociales de la coalition C64 après la journée ville morte «réussie», qu’elle considère comme un «avertissement clair» au gouvernement de Félix Tshisekedi. 

«La réussite de la journée «Ville morte », organisée pour traduire la mobilisation citoyenne et adresser un avertissement clair au pouvoir en place, constitue un revers cinglant pour ceux qui soutiennent ce projet. Cette démonstration de force témoigne de la maturité démocratique de notre peuple ainsi que de son engagement résolu en faveur de l’alternance politique. Il tient à voir s’opérer, dans le respect de l’ordre constitutionnel, une transition conduisant au départ sans atermoiement de Monsieur Félix TSHISEKEDI au plus tard en décembre 2028», écrit Michel Mwika,  coordonnateur du cadre de concertation. 

L’après-midi de ce mercredi était inhabituel à Kinshasa. De 6h à midi, plusieurs carrefours de la ville étaient quasiment vides, les artères principales désertes, avec une circulation très timide des transports en commun. La population, elle, était hésitante, des magasins restés fermés jusqu’à l’après-midi, d’autres contraints de rouvrir sous peine d’une fermeture définitive. 

À la fin de la journée de ce mercredi, la coalition C64 a salué l’adhésion des citoyens à cette première activité de blocage du projet de changement de constitution. Elle a promis ce jeudi un bilan de la journée ville morte, et les prochaines actions «qui seront engagées pour la défense de la Constitution et de l’État de droit».

Samyr LUKOMBO