S'exprimant mardi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Delly Sesanga a détaillé les préalables que la C64 estime nécessaires avant la tenue du dialogue national, esquissant une liste de mesures concrètes censées démontrer la bonne foi du pouvoir avant toute négociation de fond.
« Il est naturel que le dialogue doit se dérouler dans des conditions de sérénité et dans un lieu qui garantisse que la paix, la liberté des uns et des autres est de mise. Et que les modalités, les conditions de mise en œuvre des résolutions, des discussions, des solutions que l'on aura trouvées doivent être garanties pour que l'on puisse avancer de ce point de vue", a-t-il déclaré.
Et de préciser : "Et si on peut parler de préalables, je dirais qu'aujourd'hui il y a des mesures de décrispation qu'il faut sans doute pouvoir rencontrer. Vous avez des jeunes gens aujourd'hui qui sont en prison. Vous avez des Congolais qui sont privés de passeport. Vous avez des gens qui parfois sont condamnés à l'emporte-pièce. Et toutes ces questions-là doivent pouvoir être... Il faut des mesures de dégel qui permettent de voir qu'il y a une décrispation, une désescalade dans la montée aux extrêmes des uns et des autres pour aller dans la voie d'une solution au problème du pays".
Sans les nommer explicitement, l'opposant semble ici faire référence à plusieurs dossiers individuels suivis de près par la coalition, à l'image du cas de l'activiste Benjamin Babunga, dont il a par ailleurs indiqué avoir personnellement évoqué la situation avec le président burundais Évariste Ndayishimiye.