Accès à l'eau potable: le CES déplore les difficultés éprouvées par une grande partie de Congolais et plaide pour une sécurité hydrique en RDC

Le bureau du Conseil économique et social
Le bureau du Conseil économique et social

Le Conseil économique et social de la République démocratique du Congo a clôturé, ce lundi 1er juin, sa session ordinaire d’avril, marquée par l’audition, l’examen, les débats et l’adoption des rapports, documents et projets d’avis de plusieurs secteurs de la vie nationale. 

Dans son discours de clôture devant l’Assemblée, le président de cette institution, Jean-Pierre Kiwakana, a mis un accent particulier sur la position géostratégique exceptionnelle de la RDC dans les équilibres hydrologiques, climatiques et environnementaux du continent africain et de la planète. 

Malgré ses 52% de réserves  d’eau douce de surface de l’Afrique,  les estimations disponibles d’environ 1.282 de mètres cubes d’eau de surface renouvelables et de plus de  421 milliards mètres cubes d’eau souterraines renouvelables chaque année, potentiel dont disposent peu de pays à travers le monde entier, le Conseil économique et social regrette qu’une grande partie de la population congolaise éprouvent des difficultés d’accès à l’eau potable. 

«Malgré cette abondance exceptionnelle, une grande partie de notre population continue à faire face à d’importantes difficultés d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux services d’hygiène de base. Ce paradoxe interpelle profondément notre responsabilité collective. Dans plusieurs territoires de notre pays, les populations demeurent confrontées à des pénuries d’eau potable, à des infrastructures insuffisantes et à des risques sanitaires importants», interpelle le Président du CES. 

M. Jean-Pierre Kiwakana souhaite que la problématique liée à l’eau soit élevée comme une question «stratégique de souveraineté nationale, de stabilité sociale et du développement durable».

«La sécurité hydrique en RDC conditionne la santé publique, la sécurité alimentaire, la production énergétique, l’industrialisation, la navigation, la préservation des écosystèmes ainsi que la résilience climatique de notre pays. Sans une gestion durable et intégrée des ressources en eau, les ambitions de développement économique et social de la RDC pourraient être fortement compromises», souligne-t-il. 

Le Conseil économique et social a clôturé sa session en réaffirmant son engagement à accompagner les institutions de la République dans les réflexions stratégiques  relatives à la gouvernance durable des ressources naturelles,  à la sécurité hydrique et au développement inclusif de la République démocratique du Congo. 

Quels sont la mission et les objectifs du CES ? 

Le Conseil économique et social (CES) de la RDC a pour mission de donner des avis consultatifs sur les questions économiques et sociales qui lui sont soumises par le Président de la République, l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Gouvernement. Il formule des propositions concrètes pour améliorer le vécu quotidien des Congolais et soumet ces propositions aux autorités compétentes. Ses objectifs principaux sont l’amélioration de la gouvernance économique, la promotion du développement social ainsi que de conseiller les pouvoirs publics. 

Samyr LUKOMBO