Ebola : l'Afrique du Sud injecte 5 millions USD et Ramaphosa appelle le continent à l'unité

Photo d'illustration
L'enterrement d'un patient atteint d'Ebola

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé, le 25 mai 2026, lors de la réunion ministérielle africaine de haut niveau convoquée par Africa CDC sur l'épidémie d'Ebola Bundibugyo, une contribution initiale de 5 millions de dollars de Pretoria en soutien à la riposte continentale.

Intervenant en sa qualité de champion de l'Union africaine pour la prévention et la préparation aux pandémies, Ramaphosa a dressé un tableau préoccupant : plus de 200 morts, une transmission active en RDC, des cas confirmés en Ouganda et un risque élevé d'extension à plusieurs pays voisins. Il a rappelé que cette épidémie est la deuxième plus meurtrière depuis celle d'Afrique de l'Ouest en 2014.

Face à l'urgence, le président sud-africain a salué l'adoption lors de la réunion de Kampala d'un plan continental de riposte de 319 millions de dollars pour la période juin-novembre 2026, notant que les pays africains ont déjà mobilisé environ 10 % de cette enveloppe sur fonds propres.

Il a appelé les autres États membres, les institutions financières africaines, le secteur privé et la communauté internationale à rejoindre l'effort sans délai, avertissant qu'un soutien tardif se traduirait par des coûts humains et économiques bien plus lourds. Sur le plan médical, Ramaphosa a plaidé pour l'accélération de la recherche sur les vaccins et thérapies contre la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun traitement homologué n'existe à ce jour, et pour un accès équitable de l'Afrique aux contre-mesures médicales.