Le ministère de l’intérieur et sécurité, auquel le parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) avait transmis les résolutions de son 4ème Congrès tenu en mars dernier à Kinshasa, n’a pas donné suite à la requête de la formation politique de Bahati Lukwebo. Il indique avoir reçu une opposition à la validation des résolutions ayant découlé des assises de l’hôtel Béatrice, ce que l’AFDC ne digère pas.
Dans une correspondance en réponse à la lettre du ministère de l’intérieur et sécurité, le secrétaire général de l'AFDC, Guy-Richard Malombo Bilamba s’est dit d’abord étonné de l’audience et de la considération que le vice-premier ministre a accordées aux personnes « sans mandat ni qualité» au nom du parti, rappelant ensuite le plein pouvoir dont jouit Modest Bahati Lukwebo d’engager cette formation politique membre de l’Union sacrée.
«… l’Initiateur et Autorité Morale du Parti, en la personne de l’Honorable Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO, assure de plein droit la présidence du Bureau du Congrès, auquel revient la prérogative de transmettre, directement ou par mandataire dûment habilité, les résolutions des desdites assises», écrit le secrétariat de l'AFDC.
Malgré l’amertume du parti de Lukwebo, le secrétaire général affirme que l'AFDC reste disponible à collaborer avec le secrétariat général aux relations avec les partis politiques comme l'a exigé Jacquemain Shabani, « en vue d'apporter tous les éclaircissements nécessaires attestant de la régularité dudit Congrès ainsi que de la validité des résolutions qui en sont issues».
En effet, il se trouve que Otto Bahizi et le député national Patrick Munyomo, frondeurs et dissidents de l’AFDC, sont derrière l’opposition du Congrès au ministère de l’intérieur et sécurité. Ils ont été radiés définitivement du parti pour rébellion et dissidence», après leur audience au bureau de l’Union sacrée, où ils accusaient le sénateur Bahati Lukwebo d’être «la taupe» du régime, exigeant à la fois son écartement de la plate-forme de Félix Tshisekedi.
Samyr LUKOMBO