Maltraitance d’une femme à l’hôpital : le ministre de la Santé ordonne la radiation du soignant

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Roger Kamba, ministre de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale

Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a ordonné la radiation, à titre disciplinaire, du tableau de l’Ordre des médecins du soignant David Balanganayi Kayembe. Celui-ci est accusé d’avoir agressé physiquement une patiente et diffusé des images de sa nudité sur les réseaux sociaux lors d’une intervention de suture périnéale.

Dans une interview accordée à la presse depuis Bandundu, le ministre Roger Kamba a fermement condamné ces actes de violence et appelé à des sanctions immédiates.

« J’ai visionné ces images et j’ai immédiatement instruit l’Inspection générale de la santé, l’Ordre des médecins ainsi que le Secrétaire général à la santé de prendre des mesures urgentes. J’ai personnellement demandé que cette personne soit placée en état d’arrestation, compte tenu du flagrant délit, et qu’elle soit radiée de l’Ordre des médecins. Des procédures ont déjà été engagées et, d’ores et déjà, elle ne peut plus exercer ni entrer en contact avec des patients. Toutes les fautes déontologiques sont réunies dans cette vidéo, qui est tout simplement insupportable. Il est inacceptable de filmer un patient, encore moins dans une situation de nudité totale, et de diffuser ces images », a déclaré le ministre.

Et d’ajouter :

« Le rôle d’un médecin est de protéger le patient, quelle que soit sa condition, physique ou mentale. Il doit comprendre la souffrance et y apporter une assistance, et non en infliger. C’est pourquoi nous avons été fermes : cette personne ne doit plus exercer la médecine en RDC ».

Par ailleurs, le ministre de la Santé a exigé la transmission du dossier aux autorités judiciaires compétentes, ainsi que la saisine du Conseil de l’Ordre des médecins pour l’ouverture d’une enquête pénale et disciplinaire visant tous les professionnels impliqués. Il a également annoncé une inspection extraordinaire de l’Hôpital général de référence de Kinkole, accompagnée d’un audit national des pratiques de prise en charge dans l’ensemble des structures sanitaires publiques, privées et conventionnées. En attendant les décisions judiciaires et ordinales, les personnels identifiés dans cette affaire ont été suspendus à titre conservatoire.

Les faits remontent au mercredi 25 mars à l’Hôpital général de Kinkole, où une femme en post-partum a été violemment maltraitée par un médecin, en présence d’autres membres du personnel soignant.

Grâce GUKA