Walikale : un élément muzalendo tue une femme par balle à Mandje

Douille d'une balle ramassée à Beni/Ph ACTUIALITE.CD
Douille d'une balle ramassée à Beni/Ph ACTUIALITE.CD

Une femme a perdu la vie par balle mercredi 25 février 2026 à Mandje, dans le groupement Waloa-Loanda, territoire de Walikale au Nord-Kivu, à la suite d’un tir accidentel impliquant un élément muzalendo du groupe Maï-Maï Kifuafua, selon des sources coutumières locales.

D’après les informations recueillies, le combattant se trouvait dans un état d’ivresse au moment des faits. Il aurait laissé son arme à feu posée à proximité de ses enfants, qui se seraient mis à jouer avec celle-ci. En tentant de la leur retirer, alors que la sûreté était désactivée, le muzalendo aurait appuyé par inadvertance sur la gâchette.

Les projectiles ont atteint sa belle-sœur au niveau des cuisses. Grièvement blessée, la victime a été conduite en urgence vers une structure sanitaire à Hombo-Sud, où elle a succombé à ses blessures malgré les tentatives de prise en charge médicale.

Le combattant présumé auteur du tir a été interpellé et placé aux arrêts à Hombo-Nord, rapportent les mêmes sources.

Ce nouvel incident remet en lumière la problématique de la détention et de la manipulation d’armes par des groupes armés locaux dans plusieurs zones rurales du Nord-Kivu. La présence d’armes à feu au sein des ménages, combinée à l’absence de mesures strictes de sécurité, expose régulièrement les civils, y compris les proches des combattants, à des risques graves.

Dans un contexte sécuritaire déjà marqué par la prolifération des groupes armés et l’insécurité persistante dans certaines parties du territoire de Walikale, les acteurs communautaires appellent à un encadrement plus strict des éléments armés et à la sensibilisation sur les dangers liés à la manipulation d’armes en milieu civil.

Une enquête a été ouverte pour permettre d’établir les responsabilités et les circonstances exactes de ce drame qui endeuille une nouvelle famille dans la région.