Dans un rapport publié lundi, Human Rights Watch a documenté des violences sexuelles commises par des membres d’au moins cinq groupes armés non étatiques et par des soldats de l’armée congolaise dans l’est de la République Démocratique du Congo. L’organisation internationale a publié ce rapport dans un contexte de crise persistante dans cette partie du pays.
« Les groupes armés et les forces militaires utilisent les violences sexuelles comme une arme de guerre dans l’est de la RD Congo », a déclaré Ida Sawyer, directrice de la division Crises, conflits et armes à Human Rights Watch.
Elle a également souligné que « les survivantes de ces crimes atroces sont confrontées à un climat d’impunité qui protège les responsables et à un système de santé privé de moyens pour les accompagner. »
En novembre 2025, Human Rights Watch, en coopération avec les bureaux de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) une ONG locale à Beni et Bunia, a interviewé 23 survivantes de violences sexuelles dans le nord-est de la RD Congo. Les chercheur·euse·s ont également mené des entretiens avec quatre survivantes congolaises en Ouganda qui avaient fui l’est de la RD Congo.
Human Rights Watch indique avoir rencontré les autorités provinciales congolaises de la santé et de la justice ainsi que des membres du personnel d’organisations nationales et internationales qui fournissent une assistance aux survivantes. Human Rights Watch a écrit au Département d’État des États-Unis, au porte-parole du gouvernement congolais et à la direction du groupe armé M23, en leur exposant ses conclusions, mais n’a pas reçu de réponse.
Prisca Lokale