Kwilu : près de 10 maisons emportées par l’érosion, la RN1 et d'autres infrastructures sous une grave menace

Érosion Sankuru à Kikwit
Érosion Sankuru à Kikwit

La menace érosive est loin d’être contenue dans la ville de Kikwit (Kwilu). La RN1 et la maison communale de Nzinda sont en danger. Une grande érosion progresse à grands pas vers ces infrastructures. Déjà, près de 10 maisons ont été emportées et des ménages commencent à quitter les lieux. Selon le bourgmestre, cette érosion est longue de 180 mètres et large de 80 mètres. Les efforts de la commune n’ont pas permis de remblayer complètement le ravin. Il signale qu’il s’agit d’un collecteur construit depuis plusieurs décennies et qui avait cédé il y a des années.

Serge Musila alerte sur le risque que courent plusieurs quartiers si rien n’est fait pour arrêter la progression de cette érosion.

« C’est un ravin qui avait été négligé depuis des années, mais cette fois-ci, il avance avec une vitesse énorme. C’est du côté du quartier Sankuru. Il y a plusieurs ménages qui ont déjà quitté ce lieu. L’érosion avance vers la paroisse Sainte Marie, même la maison communale de Nzinda ne sera pas épargnée. Comme bourgmestre, nous avions commencé avec les travaux antiérosifs mais nous n’avons pas pu les mettre en œuvre parce que les moyens étaient minimes. Nous risquons aussi de voir notre RN1 coupée parce que ça va traverser l’entrée Mutangu et créer beaucoup de dégâts », a déclaré Serge Musila.

À Kikwit, les érosions ne sont pas des faits nouveaux. Elles font partie du calvaire permanent de la population, à bout de souffle après plusieurs appels à l’aide. Lors de la campagne en 2023, le Président de la République, alors candidat, avait annoncé la mise en œuvre d’une politique de lutte afin de protéger la ville économique du Kwilu. Cet engagement a été réaffirmé par la Première ministre lors de son récent passage à Kikwit, dans le cadre de la campagne « Congolais Telema ». Jusqu’à présent, rien n’est fait.

Jonathan Mesa