Les activités scolaires n'ont toujours pas repris dans la ville d'Uvira et villages périphériques, dans la province du Sud-Kivu à cause de la situation sécuritaire précaire depuis la dernière offensive des rebelles de l’AFC/M23 qui avait conduit à la prise de la ville côtière d’Uvira et de nombreuses localités environnants.
Les parents se veulent prudents pour l’instant et refusent d’envoyer leurs enfants à l’école. "La sécurité n'est toujours pas garantie. J'ai difficile d'envoyer les enfants à l'école", dit une mère.
“Jusqu'à ce vendredi, les cours n’ont pas encore repris dans les écoles d’Uvira”, a confié un autre parent.
Après les vacances des festivités de fin d'année, les cours ont officiellement repris le 6 janvier en RDC. Mais dans la ville et le territoire d’Uvira, cette reprise est conditionnée par le rétablissement de la sécurité.
"Nous avons lancé un appel pour que les parents n'envoient pas leurs enfants à l'école jusqu'à ce que la paix revienne", a indiqué un militant d’un mouvement citoyen en déplacement.
De nombreux parents et leurs enfants ont fui Uvira et se trouvent au Burundi, en Tanzanie ou encore dans la province du Tanganyika.
"Il faut ajouter que 70 pourcents des enseignants sont partis au Burundi comme réfugiés", a souligné une autre source.
Dans plusieurs écoles d'Uvira et de la plaine de la Ruzizi, les élèves n'ont pas achevé la deuxième période et n’ont pas passé les examens à cause des affrontements récurrents survenus dans les villages le long de la RN5. Cette situation impacte déjà négativement le calendrier national.
En dépit des appels au retrait de l’AFC/M23 d’Uvira, la rébellion est toujours présente dans la ville et interdit aux forces loyalistes de reconquérir la cité.