Le Vice-premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires Coutumières, Peter Kazadi, a informé le gouvernement du début du retrait progressif des forces de maintien de la paix de l'ONU déployées dans la province du Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon sa note d'information présentée lors de la 127e réunion du conseil des ministres tenue le vendredi 1er mars 2024, ce retrait progressif a commencé par la remise de sa première base, celle de Kamnyola, à la police nationale congolaise.
"Le VPM, Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires Coutumières, a fait le point sur le début du désengagement de la MONUSCO dans la province du Sud-Kivu, en précisant que la cérémonie de remise officielle de la base de la MONUSCO de Kamanyola a eu lieu le mercredi 28 février 2024. Cette base, autrefois occupée par le contingent de police de la MONUSCO composé de Pakistanais, est désormais sous le contrôle et la gestion de la Police Nationale Congolaise. Le Commissaire Général Adjoint de la Police Nationale Congolaise et les membres du comité de sécurité provincial ont représenté la République Démocratique du Congo, tandis que Madame Bintou Keita, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies, a présidé la cérémonie au nom de la MONUSCO", rapporte le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Cette base, établie en 2005 près des frontières rwandaise et burundaise, assurait la protection des civils et la sécurité des populations de la zone. Bintou Keita espère que la remise de Kamanyola, combinée à la construction en cours du Sous-commissariat de la Police nationale congolaise par la MONUSCO, servira de modèle et d'inspiration pour la suite du processus de désengagement de la mission de paix onusienne.
Ce transfert de responsabilités et d'équipements constitue l'un des premiers actes du désengagement de la MONUSCO de la province du Sud-Kivu. En effet, la note conjointe, signée le 21 novembre 2023, par le gouvernement de la RDC et la MONUSCO, identifie le Sud-Kivu comme la première province d'où l'ONU doit se retirer, dans le cadre de son "retrait ordonné, responsable et échelonné du pays".
Après le départ de la MONUSCO de la République Démocratique du Congo, les agences humanitaires onusiennes poursuivront leur appui, selon leur mandat respectif. Toutefois, la responsabilité en matière de protection des civils et de sécurité sera exclusivement celle du gouvernement congolais.
Clément MUAMBA