Est de la RDC: Héritier Watanabe va affecter 40% des recettes de son concert du stade des Martyrs aux populations sinistrées et à l’armée 

Héritier Watanabe
Héritier Watanabe

L'artiste musicien Bondongo Kabeya alias Héritier Watanabe sera en concert le 25 décembre prochain au stade des Martyrs de la pentecôte. A quelques jours de cette fête musicale, le chanteur de la Rumba a annoncé que 40% des recettes générées par son concert seront allouées aux populations meurtries dans l’est du pays et aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui défendent depuis septembre dernier le territoire nationale contre la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda qui a conquis de vastes zones des territoires de Rutshuru et Nyiragongo au Nord-Kivu.  

" Au regard du contexte sécuritaire actuel, émaillé d'une forte agression rwandaise causant ainsi des millions de morts, j'ai résolu d'affecter 40% des recettes de mon concert du 25 Déc. pour nos compatriotes de l'Est. Seule façon pour moi de soutenir les victimes et nos #FARDC", a indiqué Héritier Wata via son compte Twitter.

Le groupe Wenge Musica 4x4 qui s’est produit le 30 juin dernier au stade des Martyrs avait offert 40% des recettes aux FARDC et à la population de l'est de la RDC.

Le M23, une ancienne rébellion tutsi, a repris les armes en fin d'année dernière, en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté ses engagements sur la démobilisation et la réinsertion de ses combattants. La résurgence du M23 a provoqué un regain de tension entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir cette rébellion. Kigali conteste, en accusant en retour Kinshasa de collusion avec les FDLR, des rebelles hutu rwandais implantés en RDC depuis le génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.

La rébellion devait en principe libérer toutes les zones occupées depuis le vendredi 25 novembre dernier, selon le communiqué final du mini sommet des chefs d'État  de l’EAC tenu à Luanda en Angola. Près d'une semaine après, les combattants du M23 multiplient des attaques contre des positions de l’armée dans le but de gagner plus d’espace et contraindre Kinshasa à dialoguer directement avec eux comme ils réclament.