RDC-MONUSCO : les États Unis haussent encore le ton contre le Rwanda
Vendredi 1 juillet 2022 - 15:47
ACTUALITE.CD

Richard M. Mills, représentant permanent des États-Unis auprès des Nations-Unies, a condamné, mercredi 29 juin, les propos du Rwanda sur la MONUSCO. Il a réitéré son invitation à tous les acteurs à s’abstenir de toute rhétorique alimentant la violence contre les casques bleus.

Il s’est dit « extrêmement inquiet par la déclaration du Rwanda remettant en question l’impartialité de la MONUSCO, alors que la Mission n’a pas ménagé ses efforts pour exécuter son mandat de manière impartiale dans un environnement toujours plus complexe ». 

Selon le diplomate américain, ce type de déclaration encourage les hostilités vis-à-vis des casques bleus et sont inacceptables, a-t-il martelé. 

« Que les choses soient claires, toute rhétorique incitant à la violence ou exacerbant les risques pour le personnel de la MONUSCO en menaçant leur sécurité et leur sûreté est inacceptable », a averti le représentant américain.

Il a aussi demandé à la RDC et au Rwanda de continuer de prendre des mesures positives en vue d’une désescalade des tensions.

Le diplomate américain a demandé aux groupes armés étrangers de rentrer dans leur pays d’origine et s’est appesanti sur la force régionale qui se forme.

Il a insisté sur le fait que le déploiement de forces supplémentaires dans l’est de la RDC doit être coordonné avec la MONUSCO et être mené conformément aux engagements pris par les différentes parties.  Il doit se faire, a-t-il dit; aussi dans le respect des résolutions du Conseil de sécurité concernant les sanctions et faire l’objet de notifications officielles à celui-ci avant le déploiement.

« Toute entrée de force étrangère en RDC doit se faire en coopération avec la RDC et de manière transparente », a-t-il ajouté. 

Les États-Unis continueront de soutenir la RDC durant ces heures difficiles, a-t-il promis, exhortant la Communauté de l’Afrique de l’Est à donner la priorité au dialogue pour régler cette crise.

Contexte

Cette réunion du conseil de sécurité a été marquée par l’exposé exhaustif de la Représentante spéciale du Secrétaire général dans le pays et Cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Bintou Keita, mais aussi par un échange de vues tendu entre les représentants congolais et rwandais.

La cheffe de la MONUSCO a également rapporté que les offensives du M23 ont un impact majeur sur les civils. Plus de 170 000 personnes se sont déplacées. Elle a plaidé pour que le Conseil redouble ses efforts en faveur d’une désescalade rapide de la situation et du désarmement sans condition du M23. 

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