Dimanche 18 avril 2021 - 09:33

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RDC : le secrétariat général de l'EPST suspend la mesure de désactivation des écoles fonctionnant avec de faux arrêtés 
Photo ACTUALITE.CD/ Image d'illustration

Le secrétaire général à l'Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) annonce la surséance de la procédure de désactivation des écoles fonctionnant avec de faux arrêtés. C'est ce que renseigne sa correspondance adressée à l'abbé coordonnateur national des écoles conventionnées catholiques.

« (…) J’ai l’honneur de vous informer de la surséance de cette mesure en attendant les conclusions de travaux de la Commission ad hoc mise sur pied à cet effet. Cette commission aura à examiner, au cas par cas, la situation administrative de chacune de ces écoles. Seules, les écoles déclarées irrégulières à l’issue desdits travaux seront désactivées. », peut-on lire dans cette lettre signée le 16 avril 2021.

De ce fait, le secrétaire général à l'EPST informe appelle le coordonnateur national des écoles conventionnées catholiques d'apporter au secrétariat général les réclamations soulevées par la CENCO afin de les soumettre à la Commission ad hoc déjà mise sur pied.

Pour rappel, le ministère de l’EPST avait décelé plus de 1400 écoles fonctionnant en RDC de manière illicite. Dans ce lot, on compte plus de 600 écoles conventionnées catholiques, au motif qu'elles détiennent de faux arrêtés du Ministère de l'Epst. 

Dans sa dernière déclaration, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a relevé quelques erreurs dans l'enquête des écoles fictives qui doivent nécessairement être désactivées des listes de paie. Elle estime que cette décision peut perturber la paix sociale.

« Il est certain qu'on va voir les autorités compétentes à différents niveaux comme je dis là il s'agit que des écoles catholiques. Si on considère les écoles catholiques seulement plus de 600 écoles, il faut compter au moins plus de 6000 enseignants touchés, imaginez si c'était dans les 4000 écoles on serait dans les 40.000 enseignants, donc c'est quelque chose qui peut perturber la paix sociale mais nous ne condamnons pas. Nous demandons simplement ce qui a été fait, ils doivent avoir les raisons pour le faire et ça, nous ne savons pas. Mais nous constatons simplement que dans ce qui a été fait, il y a beaucoup d'erreurs », a dit Abbé Nshole, secrétaire général de la CENCO, mercredi 14 avril 2021 devant la presse.  

Jordan MAYENIKINI

 

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