L’ONU encourage Tshisekedi dans sa décision de mettre en place une commission nationale de justice transitionnelle et la création d’un fonds en faveur des victimes de crimes graves

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Le Conseil des droits de l’homme des nations unies réuni dans le cadre de la sa 45e session du 14 septembre au 7 octobre 2020 s’est félicité du processus d’implantation du mécanisme de justice transitionnelle en cours en RDC par la mise en place d’une commission nationale de justice transitionnelle et de réconciliation, y compris la création d’un fonds en faveur des victimes de crimes graves, de leurs proches ainsi que de leurs communautés, mécanisme susceptible de concilier la lutte contre l’impunité et la réconciliation avec la possibilité de garantir la non-récurrence desdits crimes, conformément à la résolution 38/20 du Conseil des droits de l’homme en date du 6 juillet 2018.

Dans son dernier rapport trimestriel, passant en revue les principaux faits nouveaux survenus en RDC entre le 17 juin et le 18 septembre 2020, António Guterres s’était également prononcé à ce sujet: « J’encourage le Gouvernement à adopter une stratégie nationale de justice transitionnelle, qui permettrait de lutter contre l’impunité et de rendre justice aux victimes », avait dit le secrétaire général de l’ONU. 

Dans une résolution adoptée le 17 septembre, le Parlement européen avait également soutenu la demande adressée par le président Tshisekedi à son gouvernement en vue de la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle qui jugerait les crimes les plus graves. L’UE espère vivement que les deux projets de décrets, à l’examen depuis plusieurs mois, seront adoptés en temps utile par le Conseil des ministres.