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Félix Tshisekedi va présider dès la semaine prochaine une importante réunion sur les finances publiques sur les difficultés que traverse le pays.  Premier Ministre et quelques Ministres du Secteur de l’économie et des finances participeront également à cette rencontre afin d’arrêter les dispositions destinées à la réflexion profonde sur les mesures pratiques à prendre par le Gouvernement.

Le ministre des finances José Sele Yalaghuli a, d’ailleurs, présenté au cours du conseil des ministres vendredi les contraintes actuelles de l’économie congolaise et les pistes durables de solution.

Il a relevé que l’économie congolaise est confrontée actuellement à l’exigüité structurelle des ressources financières face aux urgences humanitaires, aux besoins sociaux et sécuritaires pressants ainsi qu’aux priorités de développement. Il a donné l’exemple du niveau de pression fiscale qui est l’un des plus favorables du monde (11% contre 20% pour la moyenne africaine au Sud du Sahara), avec comme conséquence un excès structurel des dépenses sur les recettes publiques. Il en découle donc un déficit structurel qui explique l’accumulation des arriérés et retards de paiement.

Le second problème est l’existence des externalités négatives. Le ministre a expliqué qu’il s’agit des obstacles empêchant le fonctionnement normal de l’environnement où opèrent les entreprises et les hommes d’affaires, notamment le caractère peu favorable de climat des affaires et des investissements, marqué, entre autres, par la multiplicité des tracasseries et des taxes, des goulots d’étranglement tenant aux difficultés d’accès à l’eau, et à l’électricité, etc.

Il a ajouté que face à cette structure de déficit structurel et de climat des affaires peu favorable à l’éclosion des investissements, il y a nécessité de maintenir notre coopération avec les partenaires extérieurs (FMI et Banque Mondiale) et de prendre des mesures fortes au niveau des finances publiques et à celui du fonctionnement du système économique.

 

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