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La ville de Kinshasa est loin de revêtir sa nouvelle robe malgré le lancement, il y a peu, de l’opération "Kinshasa bopeto" par le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila Mbaka. A Kintambo Magasin et au niveau de l’UPN notamment, la saleté s'accroît.

Interrogés par ACTUALITE.CD, quelques agents d’assainissement disent rencontrer plusieurs difficultés, lesquelles, ne leur permettent pas de remplir correctement leurs tâches.

« Nous n'avons pas assez d'outils pour bien faire notre travail. Ce qu'on utilise ne sont pas appropriés », révèle un agent d'assainissement sur la question de savoir pourquoi la ville demeure sale.

«  Les Kinois n'ont pas la mentalité requise. Il nous arrive très souvent de voir qu'après un coup de balai une personne jette les ordures juste à l'endroit que vous venez de nettoyer et ça nous décourage beaucoup. La faute ne nous revient sûrement pas », explique de son côté, un autre agent.

Certains d'entre eux suggèrent même au gouvernement la mise en place des poubelles publiques. 

« L'Etat congolais devrait placer, à chaque coin de rue, une poubelle. Mais aussi chaque fois qu'elles sont pleines, les évacuer pour réduire le taux des ordures qui naissent tous les jours à Kinshasa. Car, de fois, nous avons l'impression de travailler en vain », fait savoir un agent rencontré au carrefour de Kintambo-Magasin.

L’assainissement de la capitale piétine alors qu’un service ad hoc, le Fonds d’assainissement de Kinshasa (FONAK) est bien en place. Son directeur, Muissa Monga Lihombo a été interpellé, mardi dernier, à l’Assemblée provinciale de Kinshasa pour s’expliquer sur la gestion des fonds récoltés notamment dans la perception des taxes dans les marchés pour la prise en charge de la salubrité de la ville.

« La saleté de Kinshasa est causée par ses marchés qui produisent entre 100 et 160 tonnes d'immondices par jour », déclare Muissa Monga Lihombo devant les députés provinciaux.

M. Muissa a présenté un état de besoin de 7 millions de dollars pour la gestion intégrée de 9 000 tonnes des déchets au quotidien.

En attendant, la prise en charge financière des agents en charge d’assainissement pose problème. Ces derniers ont récemment effectué un sit in au parlement provincial pour revendiquer leur paiement. Ils affirment qu’ils perçoivent entre 5 000  et 6 000 FC après les travaux journaliers. Un groupe d’au moins quatre personnes travaillent sur une étendue de près deux kilomètres sur la voirie.

Kevin Diakiese et Khetty Makanzu