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Les statistiques du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) révèlent que 58 femmes adultes et un homme étaient victimes, en février, contre 21 femmes, en janvier. Selon la même source, les militaires des FARDC ainsi que les combattants Nyatura et miliciens Twa sont les principaux responsables, principalement au Nord-Kivu.

Sur le plan général, le BCNUDH a documenté 495 violations et atteintes aux droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la RDC, en février. Ce chiffre représente une diminution significative par rapport au mois de janvier 2019 (574 violations).

« Cette diminution s’explique, d’après la même source, largement par la diminution, en février, du nombre de violations des droits de l’homme liées à des restrictions à l’espace démocratique par des agents de l’Etat alors que le mois de janvier avait été marqué par l’annonce des résultats des élections présidentielle et législatives et provinciales, qui avaient suscité de nombreuses manifestations et violations des libertés fondamentales », a déclaré le Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, Abdoul Aziz Thioye, au cours de la conférence de la MONUSCO ce mercredi à Kinshasa.

A l’inverse, le BCNUDH a documenté une hausse significative de plus de 50% du nombre d’atteintes commises par les groupes armés.

“Nous sommes passés de 157, en janvier, à 235, en février. Ceci résulte du regain d’activisme par les groupes armés, alors que nous avions enregistré en janvier le niveau le plus bas depuis juin 2018. Ces atteintes continuent de causer un nombre très élevé de morts. Nous avons documenté 83 civils tués dont au moins 23 femmes et 4 enfants”, a ajouté Abdoul Aziz Thioye.